Sports
Giovanni Malago prend les rênes du foot italien, mission sauvetage
L’Italie n’ira pas au Mondial 2026 et la fédération change de tête. Giovanni Malago, 67 ans, élu avec 68% des voix, hérite d’une Seleção en pleine crise…


L’Italie n’ira pas au Mondial 2026 et la fédération change de tête. Giovanni Malago, 67 ans, élu avec 68% des voix, hérite d’une Seleção en pleine crise et d’une liste de chantiers longue comme le bras.
Le nouveau patron du football italien s’appelle Giovanni Malago. Cet homme de 67 ans, ancien président du Comité olympique national italien de 2013 à 2025, a largement battu son rival Giancarlo Abete. Il succède à Gabriele Gravina, contraint à la démission en avril après avoir tenu la barre depuis 2018. Un changement de garde qui sonne comme un électrochoc pour une nation qui enchaîne les désillusions.
Car le constat est brutal. L’Italie vient de rater sa troisième Coupe du monde consécutive. 2018, 2022, 2026. Trois échecs d’affilée. Une hémorragie qui a précipité le départ du sélectionneur Gennaro Gattuso, parti après la défaite en barrage contre la Bosnie-Herzégovine. Malago l’a répété devant les votants, un brin solennel. « Seul je ne peux rien faire, mais avec vous je peux tout faire ». Un appel à l’unité alors que son nom faisait déjà l’unanimité dans les coulisses du foot italien. Clubs de Serie A et B, syndicats de joueurs et d’entraîneurs, tous avaient donné leur bénédiction avant même sa candidature officielle.
Le nouveau président a promis du changement et des réponses aux problèmes structurels. Il ne cache pas l’ampleur de la tâche. « Ce qu’on attend du nouveau président est absurde », a-t-il lâché en conférence de presse. Sa priorité numéro un trouver un remplaçant à Gattuso sur le banc. Le nom de Roberto Mancini, champion d’Europe en 2021 avec la Squadra Azzurra, circule dans les médias transalpins. L’intéressé temporise. « Je n’ai encore rien décidé, ni parlé à personne, ni réfléchi à rien », a-t-il assuré.
Le reste du programme est un catalogue de défis. Malago veut remettre la formation au centre du jeu en renforçant les équipes réserves et en fluidifiant le passage des centres de formation jusqu’à l’élite. Il devra aussi s’attaquer à la santé économique du championnat italien, développer le football féminin et réformer la Ligue nationale amateur. Et puis il y a l’Euro 2032, coorganisé avec la Turquie. Un dossier épineux. Les stades italiens sont vieillissants et le pays doit montrer qu’il peut accueillir un tel événement. Le nouveau patron du foot italien n’a pas le temps de souffler. Il a promis un mandat unique, jusqu’en 2029. Un acte d’amour et de folie lucide, dit-il. Il va en falloir.
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