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Ebola en RDC l’alerte d’une année de combat

Alors que l’épidémie d’Ebola à la souche Bundibugyo gagne du terrain dans l’est de la RDC, la Croix-Rouge prévient que le pire est à venir. Plusieurs…

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Ebola en RDC l'alerte d'une année de combat

Alors que l’épidémie d’Ebola à la souche Bundibugyo gagne du terrain dans l’est de la RDC, la Croix-Rouge prévient que le pire est à venir. Plusieurs organisations humanitaires dénoncent un retard dangereux dans la réponse et une sous-estimation des cas.

La situation sanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo inquiète de plus en plus. Un mois après la déclaration de la 17e épidémie d’Ebola dans le pays, le pic n’est pas encore atteint. Bruno Michon, responsable des opérations de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, a confié à la presse qu’il craignait que l’épidémie ne dure encore un an. Selon lui, le nombre de cas continue d’augmenter de semaine en semaine, signe d’une transmission active au sein des communautés. Les trois provinces touchées, l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, abritent près de 15 millions d’habitants. Les déplacements massifs de population dans cette région fragilisée facilitent la propagation du virus.

L’organisation Oxfam a tiré la sonnette d’alarme mardi en affirmant que la réponse humanitaire accusait un retard important. Médecins sans frontières partage ce constat et estime que l’ampleur réelle de l’épidémie est probablement sous-estimée. Le manque de capacités de diagnostic est criant. Seuls six sites disposent d’outils de détection du virus, ce qui laisse des zones entières dans l’ombre. Tarik Jasarevic, porte-parole de l’OMS, a reconnu que certaines chaînes de transmission pouvaient passer inaperçues. À cela s’ajoute la défiance des populations locales, qui rend le suivi des contacts très compliqué. Les volontaires de la Croix-Rouge ont même subi insultes, menaces et agressions physiques dans l’exercice de leurs missions.

Les défis sont multiples. Le système de santé, déjà très fragile, doit aussi composer avec une hausse de 30% du nombre de blessés de guerre depuis le début de l’épidémie. Le retrait du financement américain destiné à la surveillance épidémiologique aggrave encore la situation. L’accès à l’eau potable dans les zones touchées est insuffisant, ce qui complique l’élimination sécurisée des déchets infectieux. De nombreux agents de première ligne manquent encore d’équipements de protection de base. Les dirigeants du G7, réunis en sommet à Évian, ont appelé à une réponse forte et coordonnée. Mais sur le terrain, la confiance des communautés reste la clé pour endiguer la propagation du virus.

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