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Dominique de Villepin affirme sa volonté de briguer la présidence en 2027


_**L’ancien Premier ministre a détaillé ses priorités et sa vision politique dans un entretien, marquant ses distances avec la droite actuelle et l’extrême droite.**_
Dans un entretien accordé à un hebdomadaire, Dominique de Villepin a confirmé son intention de prendre part à la prochaine élection présidentielle. L’ancien chef de gouvernement a déclaré être résolu à participer à la compétition électorale de 2027, soulignant que les considérations sur les intentions de vote actuelles lui importaient peu. Il estime que la dynamique politique prime à ce stade, arguant que les citoyens ne sont pas encore engagés dans le scrutin présidentiel.
Selon lui, le pays traverse une période marquée par une forme de vide gouvernemental et une dérive du pouvoir exécutif, qu’il juge préjudiciable au jeu démocratique. Il évoque une forme d’effritement de la majorité présidentielle, face auquel il se présente comme une alternative républicaine de droite. Ses axes de campagne s’articuleraient autour du rétablissement de l’autorité de l’État, de la justice sociale et d’une ambition économique renouvelée.
Sur les questions de sécurité et d’immigration, il se dit favorable à une approche ferme, mais strictement encadrée par les principes républicains. Il critique l’idée d’une nouvelle législation sur l’immigration, estimant que l’essentiel réside dans la restauration de l’appareil étatique. Il place sur un pied d’égalité ses principaux concurrents de droite et d’extrême droite, les accusant de participer à une surenchère populiste constante.
L’ancien Premier ministre a profité de cet entretien pour prendre ses distances avec ses anciens alliés politiques. Il a vivement critiqué des propos récents du ministre de l’Intérieur sur l’État de droit, qu’il a qualifiés d’inadmissibles. Il a également évoqué un discours prononcé par un ancien président de la République, établissant un lien entre immigration et délinquance, qu’il considère comme une rupture avec le pacte républicain et un moment regrettable de l’histoire politique française.
Il a réitéré son opposition frontale au Rassemblement national, mettant en garde contre les conséquences d’une victoire de ce parti, qu’il estime susceptible d’entraîner l’ensemble du continent européen dans son sillage.





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