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Deux animateurs parisiens affirment n’avoir jamais agressé les enfants de Saint-Dominique
Ils assurent n’avoir jamais touché un élève. Pourtant plusieurs victimes présumées ont livré des témoignages concordants et la justice les a placés en…


Ils assurent n’avoir jamais touché un élève. Pourtant plusieurs victimes présumées ont livré des témoignages concordants et la justice les a placés en détention provisoire.
Dans le bureau de la juge d’instruction, les deux hommes ont répété la même phrase. Jamais, disent-ils, ils n’ont agressé sexuellement les enfants de l’école maternelle Saint-Dominique à Paris. L’un d’eux, un quadragénaire d’origine camerounaise, a nié tout geste tactile. Pas de câlin, pas de baiser, assure-t-il. Il répondait aux questions posées par la magistrate qui lui opposait les paroles de sept enfants. Ces petits parlaient d’attouchements sur les fesses et le sexe surnommé tutu, de baisers sur la bouche, ou encore de vision du sexe de l’animateur. Il a qualifié ces accusations de totalement fausses. Pourtant, les parents avaient constaté des changements inquiétants chez leurs enfants troubles du contrôle de la vessie, terreurs nocturnes, douleurs aux fesses. L’animateur s’est dit navré mais a rejeté la faute sur quelqu’un d’autre.
Le second mis en cause est un ancien professeur de musique brésilien, père de famille, âgé d’une cinquantaine d’années. Lui aussi clame son innocence. Jamais je n’ai touché un enfant, affirme-t-il. Pourtant, il est poursuivi pour viols et agressions sexuelles sur douze enfants. Les faits reprochés seraient particulièrement graves, selon une source policière. Des doigts dans les fesses, des baisers sur le sexe d’une petite fille. Les enfants ont décrit des lieux précis comme les toilettes ou la salle bleue où cet animateur donnait des activités musique. La justice a estimé qu’il y avait un risque de récidive et l’a écroué. Sa défense a critiqué un dossier qui reposerait exclusivement sur des déclarations d’enfants. Mais une source proche du dossier répond que des dizaines d’enfants livrent des détails concordants et que leurs parents constatent une dégradation psychologique en lien direct avec ce qu’ils racontent.
L’affaire a éclaté après un reportage de Cash investigation en janvier. L’un des animateurs avait été suspendu en février. Il est aussi connu pour des infractions liées aux stupéfiants et des violences. Et son propre fils, aujourd’hui majeur, a porté plainte en mars 2024 pour violences et agressions sexuelles subies dans l’enfance. L’animateur a répondu ne pas savoir d’où cela sort. Jeudi matin, des centaines de parents se sont rassemblés devant l’école Saint-Dominique. Ils dénoncent une omerta et l’inaction des pouvoirs publics. Une mère de famille a rappelé qu’un enfant entre trois et six ans ne peut pas inventer ce genre de choses. Plus d’une quarantaine d’enfants ont été entendus dans le cadre de ce scandale du périscolaire parisien qui touche aussi deux autres écoles du 7e arrondissement.





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