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Des pistolets fabriqués avec une imprimante 3D le business clandestin tombé dans le Béarn

Quatre jeunes hommes sont soupçonnés d’avoir imprimé des armes à feu chez eux et de les avoir revendues sur Internet. Leur atelier improvisé a été…

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Des pistolets fabriqués avec une imprimante 3D le business clandestin tombé dans le Béarn

Quatre jeunes hommes sont soupçonnés d’avoir imprimé des armes à feu chez eux et de les avoir revendues sur Internet. Leur atelier improvisé a été démantelé par la police judiciaire.

Tout a commencé par un simple contrôle de routine. Début avril, des policiers de Toulouse tombent sur une arme dans une voiture. Un pistolet Glock 9 mm. Sauf qu’en le soulevant, ils remarquent tout de suite quelque chose d’anormal. L’arme est beaucoup trop légère. Trop légère pour être une vraie arme de métal. Les experts comprennent vite le stratagème : le pistolet a été fabriqué par impression 3D. Une copie presque parfaite de l’original, mais en plastique.

Les enquêteurs remontent alors la piste. Leurs analyses ADN sur les armes saisies les mènent jusqu’à un garage loué dans la commune de Soumoulou, près de Pau. C’est là que les quatre suspects, âgés de 17 à 21 ans, auraient installé leur atelier clandestin. L’imprimante 3D tournait à plein régime. Ils fabriquaient chaque pièce, puis assemblaient les pistolets. Pour les rendre opérationnels, ils achetaient des composants métalliques tout à fait légalement sur le web. Certaines armes auraient même été vendues avec des munitions.

Leur méthode de revente était rodée. Ils proposaient les pistolets à 300 euros sur Internet. Les clients recevaient leur colis dans des casiers automatiques, sans jamais croiser les vendeurs. Depuis le mois de janvier, plusieurs dizaines d’armes auraient ainsi été écoulées. La police a retrouvé certaines d’entre elles dans des affaires liées au trafic de stupéfiants. Les quatre hommes ont été interpellés mardi 9 juin. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Le parquet enquête désormais sur les profits générés par ce trafic d’un genre nouveau, où l’impression 3D transforme un simple garage en arsenal.

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