Monde
Des failles béantes dans le système de garde d’enfants australien

Plusieurs affaires criminelles ont mis en lumière les défaillances structurelles du secteur de la petite enfance, poussant les autorités à annoncer des réformes pour mieux protéger les mineurs.
Une succession de dossiers judiciaires a révélé les vulnérabilités des structures d’accueil pour jeunes enfants en Australie, où des agresseurs ont pu exercer pendant des années sans être détectés. Ces événements ont conduit le gouvernement fédéral à préparer un train de mesures destinées à renforcer la sécurité dans les établissements de garde. Parmi les dispositions envisagées figurent la création d’un registre national du personnel employé dans les crèches, une formation obligatoire aux protocoles de sécurité et des expérimentations de vidéosurveillance dans plusieurs centaines d’établissements.
L’actualité judiciaire récente a illustré l’ampleur du phénomène. Un ancien employé de crèche a reconnu sa culpabilité dans plusieurs centaines d’actes criminels commis sur des mineurs, certaines victimes étant âgées de seulement douze mois. Un autre cas concernant un individu ayant travaillé dans plus de vingt structures différentes a entraîné des examens médicaux pour près de deux mille enfants ayant pu être en contact avec lui. Ces situations ont provoqué un mouvement de poursuites judiciaires engagées par des familles contre des gestionnaires d’établissements.
Les observateurs pointent du doigt la croissance rapide du secteur, dont le nombre de structures a augmenté de soixante pour cent au cours de la dernière décennie, sans que les cadres réglementaires n’évoluent au même rythme. La fragmentation des systèmes de contrôle entre les différents États et territoires complique le suivi des professionnels mobiles. Des voix autorisées estiment que cette configuration a permis à des personnes mal intentionnées de profiter des failles du système.
Un rapport officiel publié il y a plusieurs années avait pourtant alerté sur la nécessité d’améliorer les mécanismes de prévention et de signalement. Si les autorités affirment avoir mis en œuvre la majorité des recommandations, des spécialistes jugent insuffisants les progrès accomplis en matière de coordination nationale. La mise en place d’une base de données centralisée constituerait, selon eux, un instrument essentiel pour garantir un niveau de protection homogène sur l’ensemble du territoire. Le ministre de l’Éducation a reconnu la persistance de défis importants, tout en réaffirmant la détermination du gouvernement à renforcer la sécurité des enfants.

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