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Des centaines de personnes ont dit un dernier au revoir à Marjane Satrapi

Dans la cour du crématorium du Père-Lachaise à Paris, anonymes et célébrités se sont rassemblés pour honorer la réalisatrice franco-iranienne. Sa mère…

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Des centaines de personnes ont dit un dernier au revoir à Marjane Satrapi

Dans la cour du crématorium du Père-Lachaise à Paris, anonymes et célébrités se sont rassemblés pour honorer la réalisatrice franco-iranienne. Sa mère, ses amis et ses actrices ont livré des témoignages déchirants sur son amour et sa douleur.

La cérémonie a commencé par des applaudissements nourris quand le cercueil est apparu, recouvert de fleurs et porté par ses proches. Catherine Deneuve et sa fille Chiara Mastroianni, qui avaient prêté leur voix au film *Persepolis*, étaient là. Golshifteh Farahani, Charlotte Le Bon, l’humoriste Sophia Aram ou encore la ministre Alice Rufo aussi. Tous sont venus saluer une femme que le monde a connue pour sa bande dessinée et son film, mais que ses intimes voyaient surtout à travers son cœur immense.

Les discours ont mis en lumière un élément central de sa vie. Depuis la mort de son mari Mattias Ripa, en avril 2025, quelque chose s’était brisé en elle. Son monteur Stéphane Roche s’est excusé de ne pas avoir su « la ramener parmi les vivants ». Il a décrit une tristesse qui venait et repartait comme une vague, toujours plus forte. Sa mère, Tajolmolook Satrapi, a parlé en persan de son « âme exceptionnelle ». Elle a expliqué que la plus grande œuvre de sa fille n’était pas un livre ou un film, mais son cœur, et qu’au centre de ce cœur, il y avait Mattias. « Quelque chose ne s’est jamais réparé », a-t-elle dit, avant de conclure que le nom de Marjane resterait vivant dans ses créations et dans le cœur de ceux qui l’aimaient.

Dehors, des anonymes ont accompagné le départ du corbillard. Des voix ont scandé « Femme, vie, liberté », le poing levé, certains tenant un exemplaire de *Persepolis* à la main. Une scénariste de 66 ans, Gladys Marciano, a confié être venue parce qu’elle avait besoin de retrouver la puissance de ce que Marjane Satrapi incarnait. Une cérémonie simple et forte, à l’image de son parcours de femme engagée.

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