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Depuis l’ISS, Sophie Adenot montre aux enfants les cicatrices de l’homme sur Terre

L’astronaute française a échangé avec une centaine d’élèves toulousains depuis la Station spatiale internationale. Elle leur a raconté ce qu’elle voit…

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Depuis l’ISS, Sophie Adenot montre aux enfants les cicatrices de l’homme sur Terre

L’astronaute française a échangé avec une centaine d’élèves toulousains depuis la Station spatiale internationale. Elle leur a raconté ce qu’elle voit depuis son poste d’observation à 400 km d’altitude.

Depuis la coupole de l’ISS, Sophie Adenot a une vue imprenable sur notre planète. Et ce qu’elle voit la marque. La Française de 43 ans, arrivée en février dans la station, a partagé ses impressions avec des élèves du primaire au lycée, réunis au Centre national d’études spatiales de Toulouse. Pendant vingt minutes, elle leur a décrit les transformations visibles depuis l’espace. Les forêts qui changent, les champs qui s’étendent, la sécheresse qui progresse. « On voit tout à fait la marque de l’être humain sur la nature », a-t-elle expliqué, avant d’insister sur un détail qui l’a frappée. Les ronds d’irrigation utilisés par les agriculteurs. Ces immenses cercles verts au milieu des terres arides, impressionnants vus d’en haut. Preuve que l’eau est utilisée de façon massive pour nourrir les cultures, mais aussi signe d’un déséquilibre qui s’installe.

Les élèves, scotchés à leur écran géant, l’ont vue flotter dans la station pendant qu’elle répondait à leurs questions. Ils voulaient tout savoir. Comment communiquer avec la Terre depuis l’espace. Comment dormir quand on est en apesanteur. Sur ce dernier point, Sophie Adenot a été rassurante. « Je ne savais pas comment le sommeil allait être impacté, mais je t’assure, on dort très très bien », a-t-elle dit à un collégien. Elle a précisé dormir dans un sac de couchage accroché à un mur, pour ne pas dériver pendant la nuit. Un détail simple, mais qui rend la vie dans l’espace un peu plus concrète pour ces enfants.

Cet échange était le seul prévu avec des élèves pendant toute sa mission. Une occasion unique de faire le lien entre ceux qui observent la Terre et ceux qui y vivent. De leur montrer, sans leçon, ce qui change sous nos yeux. Les forêts reculent, la sécheresse avance, les champs dessinent des motifs géométriques. Autant de traces que Sophie Adenot voit depuis son poste d’observation. Et qu’elle a choisi de partager avec la jeune génération.

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