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Combien de degrés avant de s’arrêter de bosser ? La réponse n’est pas si simple
Pour savoir si la chaleur devient dangereuse pour les travailleurs, le thermomètre ne dit pas tout. Humidité, effort physique, tenue vestimentaire : une…


Pour savoir si la chaleur devient dangereuse pour les travailleurs, le thermomètre ne dit pas tout. Humidité, effort physique, tenue vestimentaire : une foule de paramètres entrent en jeu.
Vous pensiez qu’au-delà d’une certaine température, il fallait poser les outils. Détrompez-vous. Les experts rappellent que le simple chiffre affiché sur le mercure ne suffit pas à évaluer le risque. L’Institut national de recherche et de sécurité, référence en la matière, insiste sur ce point. Parfois, à 26 degrés, il peut déjà être nécessaire d’arrêter le travail. À l’inverse, des températures plus élevées peuvent être supportables selon les conditions.
L’équation est complexe. Pour mesurer le danger, il faut croiser l’humidité de l’air, la circulation du vent, la puissance du soleil, l’intensité de la tâche à accomplir, les vêtements portés, l’état de santé de la personne, son acclimatation à la chaleur, voire les médicaments qu’elle prend. L’humidité joue un rôle clé. Quand elle est trop forte, la transpiration ne s’évapore plus correctement et le corps ne parvient plus à se refroidir. Des repères existent, comme 30 degrés pour une activité sédentaire et 28 pour un travail physique, mais ils ne sont qu’un point de départ pour déclencher des actions de prévention.
Des indicateurs plus complets ont été développés. Le plus reconnu est le WBGT, ou température au thermomètre-globe mouillé. Il combine température, humidité, vitesse du vent et rayonnement solaire. L’Organisation internationale du travail le considère comme l’outil le plus efficace pour évaluer le stress thermique. D’autres existent, comme l’Humidex, qui calcule une température ressentie à partir de la chaleur et de l’humidité. Mais chaque pays fixe ses propres seuils. Au Qatar, le WBGT déclenche l’alerte à partir de 31 degrés. En Hongrie, on arrête les travaux pénibles dès 27 degrés à l’air libre.
Une chose est sûre il n’existe pas de température unique qui ferait stopper toute la société. Le stress thermique est trop variable d’une situation à l’autre. Les experts le répètent ce n’est pas une question de degré brut, mais d’une alchimie entre l’environnement, l’effort et la personne.





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