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Cinq cercueils pour une seule famille à Kryvyï Rig

Lundi, la ville ukrainienne a enterré cinq membres d’une même famille tués par un missile russe le 30 juillet. Le même jour, une autre frappe dans la…

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Cinq cercueils pour une seule famille à Kryvyï Rig

Lundi, la ville ukrainienne a enterré cinq membres d’une même famille tués par un missile russe le 30 juillet. Le même jour, une autre frappe dans la région a encore fait trois morts.

Ce lundi, à Kryvyï Rig, la douleur avait rendez-vous dans une petite église. Cinq cercueils sont arrivés devant une foule de plusieurs dizaines de personnes venues dire adieu aux Voronov. Le 30 juillet, un missile balistique Iskander avait frappé leur maison de plein fouet. Bilan provisoire, au moins deux adultes et quatre enfants ont été tués. Mais tous les corps n’ont pas encore été formellement identifiés, et les autorités craignent un bilan plus lourd.

Autour des cercueils, les proches ont tenté de décrire cette famille. Une collègue d’Olena Voronova, l’une des victimes, se souvient de gens « exceptionnellement bons, sincères », toujours prêts à aider. Un proche, officier militaire, parle d’une « famille nombreuse, une famille de foi, qui travaillait pour le bien de l’Ukraine ». Le prêtre local évoque des gens « respectables » et « travailleurs ». La nuit du drame, ce même prêtre a vu les fenêtres de son garage et de sa chambre soufflées par l’explosion. Quand le missile est tombé, il ne restait de la maison des Voronov qu’un terrain plat.

Cette attaque n’est malheureusement pas un cas isolé. Plus de quatre ans après le début de l’invasion russe, les bombardements continuent presque chaque jour, et les victimes civiles se multiplient. Lundi encore, une frappe russe près de Kryvyï Rig a tué trois personnes, dont un enfant de 8 ans, dans une station-service. En Russie et dans la Crimée annexée, les frappes ukrainiennes ont aussi fait 11 morts dans la journée, dont sept sur une plage de la mer Noire après la chute d’un drone. En juillet, l’ONU alertait déjà sur une « tendance alarmante » avec des armes puissantes de plus en plus utilisées dans des zones urbaines très peuplées. Le deuil, lui, n’en finit pas de s’étendre.

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