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Chikungunya en Guyane : la vaccination s’accélère face à une épidémie qui flambe

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L’épidémie de chikungunya explose en Guyane. Pour protéger les plus fragiles, l’ARS commande 2.500 doses de vaccin et lance une campagne ciblée.

Depuis janvier, le virus du chikungunya gagne du terrain en Guyane. Transmis par les moustiques du genre Aedes, il circule de plus en plus vite. Au 28 mai, Santé publique France comptait déjà 513 cas confirmés, dont 101 ont nécessité une hospitalisation. Le directeur de l’ARS, Bertrand Parent, parle d’une phase “exponentielle”. Cela signifie que le nombre de malades double très rapidement, et que la situation pourrait vite devenir critique si rien n’est fait.

Pour freiner cette vague, l’Agence régionale de santé a décidé d’agir sur deux fronts. D’abord, la vaccination. Deux vaccins sont autorisés en France : Vimkunya et Ixchiq. Ils seront proposés gratuitement, sur prescription médicale, aux personnes les plus exposées au risque de forme grave. Les cibles prioritaires sont les plus de 65 ans et celles et ceux qui souffrent de comorbidités (diabète, maladies cardio-vasculaires, obésité…). 1.000 doses sont déjà disponibles sur le territoire, et 1.500 supplémentaires sont en commande. L’objectif est de maintenir en permanence un stock de 1.000 doses pour répondre à la demande.

Mais la vaccination ne suffit pas. Les autorités misent aussi sur la lutte anti-vectorielle classique : destruction des gîtes larvaires, élimination des eaux stagnantes, actions de prévention. Ces mesures sont renforcées dans l’ouest de la Guyane, où se concentrent 74% des cas homologués. C’est là que l’épidémie frappe le plus fort. Le chikungunya n’est que rarement mortel, mais il peut laisser de lourdes séquelles. Entre 40 et 60% des personnes infectées souffrent de douleurs articulaires chroniques pendant plus de trois mois. En 2014, la dernière grande épidémie en Guyane avait touché 20% de la population et causé 500 hospitalisations pour formes graves. À l’échelle mondiale, la maladie explose aussi : 500.000 cas recensés en 2025, dont 300.000 dans les Amériques, et 186 décès selon l’OMS. La vigilance est donc totale.

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