Société
Capital décès des indépendants retraités la réforme qui facilite la vie des familles
Depuis avril 2026, les proches d’un artisan ou commerçant à la retraite peuvent réclamer un capital décès sans que le défunt n’ait encore exercé son…

Depuis avril 2026, les proches d’un artisan ou commerçant à la retraite peuvent réclamer un capital décès sans que le défunt n’ait encore exercé son métier. Près de 3 850 euros sont versés, une aide exonérée d’impôt.
Jusqu’à présent, les conjoints ou enfants d’un indépendant retraité se heurtaient à un obstacle de taille. Pour percevoir le capital décès de la Sécurité sociale, il fallait que le défunt ait continué à travailler sous son statut d’indépendant jusqu’à la retraite. Une condition étrange, car beaucoup cessent leur activité professionnelle en prenant leur retraite. Résultat, des familles se retrouvaient sans rien. Depuis le 5 avril, cette exigence a disparu. Il suffit désormais que l’artisan ou le commerçant ait validé au moins 80 trimestres, soit vingt ans de cotisations, dans le régime vieillesse des indépendants. Peu importe qu’il ait ou non exercé après.
Concrètement, le montant versé correspond à 8% du plafond annuel de la Sécurité sociale. En 2026, cela donne 3 844,80 euros. Une somme qui tombe à un moment difficile pour les familles. Et bonne nouvelle, ce capital est totalement exonéré d’impôt sur le revenu, mais aussi de CSG et de CRDS. Les ayants droit n’ont donc aucune charge fiscale à payer sur ce coup. Une petite révolution pour les proches d’indépendants, d’autant que les salariés et fonctionnaires retraités, eux, ne touchent rien à leur décès.
Attention, les choses sont différentes si l’indépendant décède alors qu’il exerce encore son activité. Dans ce cas, le capital décès grimpe à 20% du plafond annuel, soit 9 612 euros en 2026. Mais les conditions sont plus strictes. Le défunt doit être affilié au régime vieillesse des indépendants et avoir cotisé à l’assurance invalidité-décès durant les trois années précédant son décès. Il ne doit pas non plus percevoir de pension de retraite. Et son revenu moyen sur cette période doit atteindre au moins 10% de la moyenne des plafonds annuels. Une sécurité supplémentaire pour les travailleurs en activité, mais qui ne concerne pas les retraités.
Cette réforme, réclamée depuis longtemps par les représentants des indépendants, vient enfin corriger une injustice. Elle permet aux proches de ces travailleurs souvent précaires de bénéficier d’une aide concrète au moment du deuil. Un petit pas pour l’administration, un grand pas pour des milliers de familles.
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