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Ils étaient contacts d’une malade de l’hantavirus, ils sortent ce samedi

Vingt-deux Français placés à l’isolement après avoir côtoyé une passagère néerlandaise décédée de l’hantavirus vont retrouver la liberté samedi. Une seule…

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Ils étaient contacts d'une malade de l'hantavirus, ils sortent ce samedi

Vingt-deux Français placés à l’isolement après avoir côtoyé une passagère néerlandaise décédée de l’hantavirus vont retrouver la liberté samedi. Une seule Française a été contaminée et lutte toujours en réanimation.

Ce samedi marque la fin d’une longue attente pour ces 22 personnes. Depuis trois semaines, elles étaient hospitalisées et isolées après avoir partagé des vols internationaux avec une voyageuse néerlandaise. Cette dernière est morte fin avril d’une infection à l’hantavirus. Aucune de ces personnes n’a été testée positive. Leur isolement s’achève donc ce 6 juin, comme prévu par le protocole sanitaire.

Mais tout le monde n’est pas libéré. Quatre Français doivent rester confinés jusqu’au 21 juin. Ce sont ceux qui ont participé à la croisière sur le navire Hondius, où la passagère néerlandaise a contracté le virus. Ils sont considérés comme des contacts à plus haut risque. Une cinquième Française, la seule du pays à avoir été contaminée, est toujours hospitalisée à Paris. Son état est qualifié de stable, mais elle reste en réanimation. L’hantavirus provoque des infections respiratoires très graves et peut être mortel. Il se transmet d’abord par les rongeurs, puis entre humains. Sur le bateau de croisière, une dizaine de cas ont été recensés, dont trois décès.

Le gouvernement français a appliqué des mesures particulièrement strictes, après avis d’experts scientifiques. Ceux-ci jugeaient le risque épidémique faible, mais recommandaient de lourdes précautions. Le Premier ministre a rapporté fin mai que la justice avait validé la légalité de ces décisions. Aucun cas contact n’a bénéficié d’une sortie anticipée. Un des derniers confinés, présent sur le navire, a témoigné de sa lassitude vendredi. Il ne demande pas la fin de son isolement, mais des conditions moins dures. Selon lui, tant que son sang ne contient pas de trace du virus, il ne peut pas le transmettre. Une manière de rappeler que derrière les chiffres et les protocoles, il y a des hommes et des femmes qui attendent.

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