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Métiers en tension la machine à régulariser est en panne

Patronat et syndicats tirent la sonnette d’alarme sur la circulaire Retailleau. Le gouvernement promet d’accélérer les procédures mais les chiffres…

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Métiers en tension la machine à régulariser est en panne

Patronat et syndicats tirent la sonnette d’alarme sur la circulaire Retailleau. Le gouvernement promet d’accélérer les procédures mais les chiffres restent faméliques.

Pour la première fois, patrons et syndicats sont d’accord sur un point. La circulaire qui permet de régulariser les travailleurs sans papiers dans les métiers qui peinent à recruter est un échec. Le gouvernement l’admet aussi et veut revoir la copie. Depuis janvier 2025, ce texte donne la possibilité aux étrangers en situation irrégulière d’obtenir un titre de séjour s’ils bossent dans des secteurs comme le BTP, la santé ou la restauration. Mais le dispositif patine. En 2025, seulement 1.655 cartes de séjour ont été délivrées. Un chiffre très bas quand on sait que près de 80 métiers sont officiellement en tension.

Concrètement, pour espérer être régularisé, il faut justifier de douze bulletins de salaire sur les deux dernières années et de trois ans de présence en France. Des conditions jugées trop strictes par les entreprises. Beaucoup d’employeurs préfèrent garder leurs salariés sans papiers plutôt que de les déclarer, par peur de complications. Pourtant, les risques sont énormes pour ces patrons. Employer une personne en situation irrégulière peut coûter jusqu’à 30.000 euros d’amende et cinq ans de prison. Un couperet qui pèse lourd dans les secteurs où la main-d’oeuvre manque déjà.

Face à ce constat, le gouvernement promet de passer à la vitesse supérieure. L’objectif affiché est de réduire les délais de traitement des demandes de 100 à 50 jours, grâce à des effectifs renforcés. Le ministère du Travail réfléchit à pérenniser le système via une nouvelle circulaire. Mais pour les syndicats, le problème de fond reste le même. La régularisation ne doit pas être seulement une réponse aux besoins des entreprises. Les droits des travailleurs et leur stabilité doivent être au centre. Une chose est sûre. Tout le monde s’accorde à dire que le système actuel ne fonctionne pas.

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