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Bruxelles en première ligne pour coordonner l’aide contre les incendies en France et en Espagne

Un centre de crise européen mobilise des avions et des hélicoptères de plusieurs pays pour éteindre les feux. En coulisses, des experts travaillent 24…

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Bruxelles en première ligne pour coordonner l'aide contre les incendies en France et en Espagne

Un centre de crise européen mobilise des avions et des hélicoptères de plusieurs pays pour éteindre les feux. En coulisses, des experts travaillent 24 heures sur 24 pour répondre aux besoins urgents.

Dans une grande salle à Bruxelles, des écrans s’allument en permanence. Des experts européens y suivent en direct les incendies qui ravagent le sud-ouest de la France et l’Espagne. Leur mission est discrète mais vitale. Pendant que les pompiers affrontent les flammes sur le terrain, ces responsables doivent gérer des ressources limitées. Ils redéploient sans cesse bombardiers d’eau, hélicoptères et camions de pompiers venus de toute l’Europe. Des appareils slovaques, slovènes, portugais ou encore turcs combattent ainsi aux côtés des forces françaises en Gironde. La coordination est permanente. « Nous suivons la situation de près, nous échangeons constamment avec les autorités françaises pour savoir si des moyens supplémentaires sont nécessaires », explique la cheffe de l’équipe. Même la nuit, les propositions arrivent. La Serbie a par exemple offert des hélicoptères supplémentaires. Rien n’est laissé au hasard.

Ces incendies ne sont pas un accident isolé. Ils s’inscrivent dans une série de feux de plus en plus violents en Europe, amplifiés par des conditions climatiques extrêmes. Après des périodes humides, la végétation a poussé en abondance. Puis les températures records l’ont asséchée, créant un terrain idéal pour les départs de feu. Face à cette menace qui s’aggrave, l’Union européenne a renforcé ses moyens. Elle achète ses propres avions et encourage les pays membres à placer davantage d’équipements en alerte. À Bruxelles, des dizaines de responsables sont de garde 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. En été, ils sont rejoints par une vingtaine de spécialistes des incendies et météorologues venus des États membres. Leur travail est double : surveiller les feux en cours et anticiper les zones à risque. « Nous avons amélioré les mécanismes au fil du temps, car les incendies de forêt sont devenus un défi qui ne cesse de grandir », résume le numéro 2 de l’équipe. Plus d’avions disponibles, plus de capacité technique pour gérer l’urgence.

Pour l’instant, malgré la double pression des feux en France et en Espagne, l’Union européenne assure avoir répondu à toutes les demandes d’assistance. Mais la vigilance reste maximale. L’été n’est pas terminé et une nouvelle vague de chaleur est annoncée. Une canicule qui pourrait raviver les flammes ou en déclencher de nouvelles. « On reste très alerte pour ce qui pourrait arriver », prévient le responsable. Derrière les écrans de Bruxelles, l’équipe ne relâche pas son attention. Chaque heure compte pour éviter que la saison ne tourne à la catastrophe.

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