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Brevet sous canicule 850 000 collégiens en pleine épreuve de français

Alors que la France suffoque sous une vague de chaleur exceptionnelle, plus de 850 000 élèves de troisième planchent sur l’écrit du brevet. Le ministre…

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Brevet sous canicule 850 000 collégiens en pleine épreuve de français

Alors que la France suffoque sous une vague de chaleur exceptionnelle, plus de 850 000 élèves de troisième planchent sur l’écrit du brevet. Le ministre assume le maintien de l’examen mais les syndicats crient au danger et des parents saisissent la justice.

C’est un vendredi matin pas comme les autres pour les collégiens français. Sous un ciel brûlant, ils sont plus de 850 000 à composer l’épreuve de français du brevet nouvelle formule. La canicule qui frappe le pays depuis une semaine n’a pas fait fléchir le ministère de l’Éducation. Pourtant, les températures grimpent, les salles de classe deviennent des fournaises et la question du report agite les esprits.

Le ministre Édouard Geffray a tenté de rassurer sur France 2. Il reconnaît que la situation n’est « évidemment pas idéale » mais insiste sur deux points clés l’épreuve a lieu le matin, au moment le moins chaud de la journée, et des aménagements sont prévus. Des pauses entre chaque partie permettront aux élèves de souffler, de l’eau sera distribuée et chacun pourra à tout moment aller se rafraîchir. Pour le ministre, mieux vaut passer l’examen maintenant qu’en septembre, une option qu’il juge trop compliquée à organiser.

Mais cette position ne passe pas auprès des syndicats enseignants. Le Snalc qualifie le maintien de l’épreuve de « décision dangereuse » pour les candidats comme pour les professeurs. Une intersyndicale a même appelé les enseignants à faire grève là où cela s’avère nécessaire, dénonçant des conditions de travail inacceptables. De son côté, la FCPE de Paris a annoncé saisir en urgence le tribunal administratif pour demander le report, voire l’annulation des épreuves écrites dans l’académie. Une situation qui rappelle 2019 quand Jean-Michel Blanquer, alors ministre, avait repoussé le brevet de quelques jours. Mais à l’époque, la moitié des épreuves se déroulaient l’après-midi. Cette année, seule l’épreuve de sciences est programmée lundi en début d’après-midi, mais les températures devraient déjà baisser.

Au-delà de la canicule, cette session 2026 marque un tournant pour le brevet. L’examen pèse désormais 60% de la note finale contre 50% auparavant. Le contrôle continu ne prend plus en compte que les notes de troisième, et non plus la maîtrise d’un socle commun sur tout le cycle 4. Autre changement les mathématiques intègrent une nouvelle partie dite des « automatismes » une série de questions courtes à résoudre sans calculatrice. Ces innovations pourraient avoir un effet direct sur les résultats. Le ministre lui-même anticipe « une chute assez drastique du taux de réussite ». Entre la chaleur, la fatigue et ces nouvelles règles, les collégiens vivent une rentrée des examens sous haute tension.

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