Économie
Bourses en dents de scie, le Moyen-Orient dicte la tendance
Paris a réussi à sauver les meubles, mais Londres et Francfort ont fini dans le rouge. La géopolitique et l’attente des banques centrales ont rendu la…

Paris a réussi à sauver les meubles, mais Londres et Francfort ont fini dans le rouge. La géopolitique et l’attente des banques centrales ont rendu la séance nerveuse.
Ce mardi, les marchés financiers européens ont vécu une journée à deux vitesses. Alors que la Bourse de Paris a grignoté 0,05% en clôture, grâce à un bref passage dans le vert en cours de séance, les indices allemand et britannique ont nettement reculé. Le Dax a perdu 0,80% et le Footsie londonien a plongé de 1,41%, lourdement pénalisé par les valeurs pétrolières. Car le cours du brut, lui, était en forte baisse. Un paradoxe qui s’explique par les espoirs et les craintes autour d’une trêve au Moyen-Orient. L’optimisme d’un accord de paix s’est effrité au fil de la journée, après une frappe israélienne sur le sud du Liban et des menaces iraniennes. Résultat, les investisseurs oscillent entre soulagement et méfiance.
De l’autre côté de l’Atlantique, Wall Street a aussi commencé dans le vert avant de basculer dans le rouge. Le Dow Jones a cédé 0,49%, le S&P 500 0,99% et le Nasdaq 1,69%. Les valeurs technologiques, un temps portées par les semi-conducteurs, ont subi des prises de bénéfice. Des géants comme Nvidia, Apple ou Microsoft ont perdu entre 1% et 3%. Le secteur bancaire italien, lui, a animé la séance européenne. Intesa a progressé de 1,45% après avoir annoncé la cession de centaines de succursales à Monte dei Paschi di Siena et à l’assureur Unipol. Une opération qui s’inscrit dans la recomposition du paysage financier italien. Dans le même temps, le laboratoire GSK a reculé de 0,5% après le rachat de la société américaine Nuvalent pour 10,6 milliards de dollars. Valeo a chuté de près de 4% malgré un accord avec le belge Calyos pour refroidir des centres de données d’intelligence artificielle.
Côté indicateurs, la production industrielle allemande a rebondi de 0,4% en avril, conformément aux attentes. La Chine, elle, a vu ses exportations bondir de 19,4% sur un an en mai, battant les prévisions. Des signaux contradictoires qui n’ont pas calmé les marchés. Le dollar a légèrement reculé face à l’euro et à la livre sterling, dans l’attente des chiffres de l’inflation américaine mercredi. Les rendements obligataires, eux, sont restés quasi stables. Quant au pétrole, il a chuté de plus de 3% après que l’Iran et Israël ont déclaré avoir cessé leurs attaques mutuelles. Le baril de Brent est tombé sous 91 dollars, le brut américain sous 88 dollars. Un répit fragile qui n’a pas suffi à rassurer les investisseurs, toujours aux aguets avant les décisions de la Fed et de la BCE cette semaine.
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