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Bournazel renonce et scelle une union avec Dati pour le second tour à Paris

Pressé par son camp, le candidat de la majorité présidentielle a annoncé le retrait de sa liste et sa fusion avec celle de la candidate de la droite et du centre. Cette décision redessine la configuration du scrutin municipal.
Pierre-Yves Bournazel a mis un terme à sa candidature à la mairie de Paris. Le candidat soutenu par Horizons et Renaissance a officialisé lundi soir la fusion de sa liste avec celle de Rachida Dati, la maire du 7ᵉ arrondissement issue des rangs Les Républicains et du MoDem. Cette annonce, faite lors d’une intervention télévisée, intervient sous l’effet des pressions exercées par sa propre famille politique, favorable à ce rapprochement pour tenter de créer les conditions d’une alternance.
L’élu, en poste au Conseil de Paris depuis dix-huit ans, a reconnu que les électeurs ne l’avaient pas placé en position de l’emporter au premier tour. Il a justifié son retrait par la nécessité de permettre un changement de majorité et de faire barrage, selon ses termes, aux extrémismes politiques. Rachida Dati avait proposé cette alliance dès dimanche soir, à l’issue d’un premier tour où elle a recueilli un score inférieur à ses attentes, distancée de plus de douze points par le candidat de la gauche, Emmanuel Grégoire.
Des conditions avaient été posées par Pierre-Yves Bournazel pour accepter cette fusion, notamment une clarification publique sur l’absence de tout accord avec la candidate d’extrême droite Sarah Knafo. La maire du 7ᵉ a confirmé dans la soirée qu’aucune alliance n’était envisageable avec le parti Reconquête. Elle a également indiqué avoir proposé à son ancien collaborateur la seconde place sur sa liste pour le second tour.
Les relations entre les deux personnalités sont connues pour être tendues, marquées par des passes d’armes verbales durant la campagne. Un proche collaborateur de M. Bournazel a salué une décision « digne et loyale », tandis qu’un élu LR y voyait plutôt les signes d’un épuisement politique.
Sur le flanc gauche, la candidate de La France Insoumise, Sophia Chikirou, a confirmé le maintien de sa liste, après le refus d’Emmanuel Grégoire de toute fusion. Le candidat socialiste, arrivé en tête au premier tour, a réitéré son opposition à une alliance avec LFI, dénonçant le ton de la campagne. Le second tour s’annonce désormais comme une quadrangulaire, avec Emmanuel Grégoire, Rachida Dati, Sophia Chikirou et Sarah Knafo.

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