Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Bordeaux et Nice rouvrent leurs bras aux paquebots de croisière

Les nouvelles municipalités tournent le dos aux restrictions imposées par leurs prédécesseurs. L’économie touristique reprend le dessus sur les…

Article

le

Bordeaux et Nice rouvrent leurs bras aux paquebots de croisière

Les nouvelles municipalités tournent le dos aux restrictions imposées par leurs prédécesseurs. L’économie touristique reprend le dessus sur les préoccupations environnementales.

À Bordeaux, le changement de cap est radical. L’ancien maire écologiste voulait éloigner ces immenses navires du centre ville pour des raisons esthétiques et de pollution. Son successeur a enterré ce projet. Il avance plusieurs arguments. Reconstruire les quais coûterait trop cher. Surtout, le tourisme fluvial et maritime rapporterait plus de 50 millions d’euros par an au territoire. Les critiques sur la pollution sont balayées par une étude locale. Selon elle, l’impact des paquebots sur la qualité de l’air est faible comparé à la circulation automobile. Bordeaux n’accueille que des navires de taille modeste, loin du phénomène de surtourisme maritime observé ailleurs.

À Nice, la guerre contre les géants des mers s’apaise. L’ancien maire était monté sur un zodiac pour empêcher un paquebot d’accoster. Il avait signé des arrêtés pour limiter le nombre de passagers à Villefranche. Mais la justice les a suspendus, jugeant que seul le préfet avait compétence. Ce dernier a mis en place un système de régulation validé par les acteurs économiques. Le nouveau maire a immédiatement accepté ce plan. Pour lui, le tourisme est un moteur essentiel de l’économie locale. Les commerçants et les taxis soufflaient des restrictions. Aujourd’hui, ils peuvent respirer.

L’engouement pour les croisières reste intact malgré les crises. Le prix du carburant flambe à cause des tensions au Moyen-Orient. Un virus mortel a même été signalé à bord d’un navire. Pourtant, les réservations continuent d’augmenter. En mars, le marché français a bondi de 4,5% sur un an. En avril, la progression atteindrait 30 à 40%. Les compagnies ont acheté leur carburant à l’avance, ce qui bloque la hausse des prix pour l’instant. Mais l’impact pourrait se faire sentir l’année prochaine. L’essentiel pour elles reste de remplir les bateaux. Quitte à casser les prix pour y parvenir.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus