Faits Divers
Bill Gates face au Congrès sur son passé avec Jeffrey Epstein
Le cofondateur de Microsoft a été convoqué par une commission d’enquête parlementaire pour s’expliquer sur ses relations avec le financier accusé de…


Le cofondateur de Microsoft a été convoqué par une commission d’enquête parlementaire pour s’expliquer sur ses relations avec le financier accusé de crimes sexuels. Il reconnaît une « erreur » mais continue de nier toute participation à des actes illégaux.
Mercredi, Bill Gates s’est rendu au Capitole à Washington pour un entretien à huis clos avec la commission de la Chambre des représentants qui enquête sur l’affaire Epstein. Le milliardaire répondait aux questions des élus sur son amitié avec Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019 avant son procès pour trafic sexuel de mineures. Il a toujours nié avoir eu connaissance ou avoir participé à des actes répréhensibles.
En avril, un porte-parole de Gates avait annoncé qu’il se réjouissait de cette audition. « Bien qu’il n’ait jamais assisté ou participé à aucun acte illégal d’Epstein, il est impatient de répondre aux questions de la commission pour soutenir cet important travail », avait-il déclaré. Fin février, le milliardaire avait lui-même qualifié ses liens avec Epstein de « grosse erreur », assurant n’avoir « rien fait d’illégal » et n’avoir « rien vu d’illégal ». Il avait aussi admis, devant des membres de sa fondation, avoir eu des relations extraconjugales avec deux femmes russes, sans lien avec les accusations pesant sur Epstein.
Le dossier judiciaire contient pourtant des éléments troublants. Un courriel non envoyé de Jeffrey Epstein, rendu public par le ministère de la Justice, mentionne des relations intimes entre Gates et des « filles russes ». Epstein s’y vante d’avoir aidé « Bill » à se procurer des médicaments pour gérer les conséquences de ces aventures. La simple inscription d’un nom dans ce dossier n’implique pas une infraction, mais elle révèle au moins une proximité que Gates a longtemps minimisée.
Plusieurs autres personnalités ont déjà témoigné devant la même commission. L’ancien président Bill Clinton a affirmé n’avoir « aucune idée des crimes » d’Epstein. Pam Bondi, ex-ministre de la Justice, a défendu la gestion de l’affaire par Donald Trump. Le républicain, pourtant visé par des demandes de transparence, a appelé ses soutiens à « passer à autre chose ». Le ministère de la Justice assure avoir publié tous les documents qu’il était légalement obligé de rendre publics.
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