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Beyrouth visée par Israël trois morts dans une nouvelle frappe

Israël a bombardé dimanche la banlieue sud de Beyrouth, tuant trois personnes. C’est la deuxième attaque en une semaine, et elle menace un accord de paix…

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Beyrouth visée par Israël trois morts dans une nouvelle frappe

Israël a bombardé dimanche la banlieue sud de Beyrouth, tuant trois personnes. C’est la deuxième attaque en une semaine, et elle menace un accord de paix annoncé par Donald Trump.

Le ciel de la capitale libanaise s’est embrasé une nouvelle fois. Dimanche après-midi, une frappe israélienne a touché le quartier de Ghobeiry, dans la banlieue sud de Beyrouth. Un bâtiment résidentiel a été pulvérisé. Sous les décombres, les secouristes ont sorti trois corps. Six blessés ont été transportés à l’hôpital. Les rues commerçantes du secteur, habituellement animées, étaient couvertes de débris et de poussière. La panique a saisi les habitants, qui fouillaient les gravats à la recherche d’éventuels survivants.

Israël a justifié cette attaque en parlant de représailles. Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz, l’armée a visé la Dahiyé, un bastion du Hezbollah, en réponse à des tirs de drones et de roquettes sur le nord d’Israël. Le Hezbollah, de son côté, a revendiqué plusieurs opérations contre des soldats israéliens dans le sud du Liban, mais sans mentionner d’attaque sur le territoire israélien. L’armée israélienne affirme avoir détruit une infrastructure du mouvement chiite. Plus tôt dans la journée, deux ministres israéliens d’extrême droite avaient réclamé des frappes sur ces mêmes banlieues.

Cette escalade met en péril les négociations de paix. L’Iran, qui soutient le Hezbollah, a haussé le ton. Son négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf a estimé qu’il était inutile de poursuivre les pourparlers avec les États-Unis si Washington ne tenait pas ses engagements. Téhéran considère toute attaque sur Beyrouth comme une ligne rouge. Un argument qui avait déjà servi, il y a une semaine, à justifier des tirs de missiles contre Israël. Alors que Donald Trump avait annoncé un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, ces frappes pourraient bien faire voler en éclats les espoirs de trêve.

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