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Bernard Laporte monte au créneau pour défendre Toulouse

À la veille de la demie entre Montpellier et le Stade Français, le directeur du rugby du MHR prend la parole. Pour lui, s’attaquer aux triples champions…

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Bernard Laporte monte au créneau pour défendre Toulouse

À la veille de la demie entre Montpellier et le Stade Français, le directeur du rugby du MHR prend la parole. Pour lui, s’attaquer aux triples champions de France, c’est se faire du mal à soi-même.

Bernard Laporte n’a jamais caché son franc-parler. Et cette fois, il le prouve encore. À vingt-quatre heures du choc face au Stade Français en demi-finale du Top 14, l’ancien sélectionneur des Bleus a choisi de prendre la défense du Stade Toulousain. Pas vraiment son club, mais une équipe qu’il respecte pour sa longévité au sommet. Il ne comprend pas les critiques incessantes contre Antoine Dupont et ses coéquipiers. Pour lui, descendre Toulouse, c’est tout simplement se tirer une balle dans le pied pour le rugby français.

Le patron du rugby montpelliérain pousse même plus loin son raisonnement. Il rappelle que Toulouse est la seule équipe du dernier carré à aligner une douzaine d’internationaux. Alors oui, certains pointent du doigt d’éventuelles infractions au salary cap. Mais Laporte ne mâche pas ses mots. « On ne peut pas empêcher un Antoine Dupont de gagner sa vie », lance-t-il. Il ajoute que la règle actuelle n’est pas adaptée. À ses yeux, le système du marquee player, qui permet d’exonérer un joueur du plafond salarial, est une piste à suivre. Pourquoi pas deux joueurs français, comme il le suggère.

Le ton monte encore quand il évoque la composition du carré final du Top 14. Laporte s’interroge ouvertement. Trois équipes sur quatre sont portées par des mécènes et ont joué la Challenge Cup. Et en dehors de Toulouse, les autres formations comptent très peu d’internationaux. « Ce sont des questions qu’il faut se poser », assène-t-il. À quelques heures d’un match décisif pour son propre club, l’ancien entraîneur du XV de France prouve qu’il n’a pas sa langue dans sa poche. Quitte à défendre un rival.

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