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Andy Burnham le nouveau challenger de Starmer pour Downing Street
Élu député dans son fief du Nord, le maire de Manchester se pose en successeur potentiel du Premier ministre travailliste. Il promet de redonner une voix…


Élu député dans son fief du Nord, le maire de Manchester se pose en successeur potentiel du Premier ministre travailliste. Il promet de redonner une voix aux régions délaissées par Westminster.
Andy Burnham a franchi une étape décisive. En remportant haut la main l’élection législative partielle de Makerfield, il s’est offert un ticket pour la course au pouvoir suprême. Cet homme de 56 ans, surnommé le « roi du Nord » pour sa popularité dans l’ancien bassin industriel, veut désormais remplacer Keir Starmer à la tête du Labour et s’installer au 10 Downing Street. Dans son discours de victoire, il a parlé de « dernière chance pour changer » le parti et promis une politique « fondée sur l’unité et l’espoir », loin de celle « sombre et divisée » observée selon lui aux États-Unis.
Sa force, il la puise dans son ancrage local. En sept ans à la mairie du Grand Manchester, il a conquis les habitants en reprenant le contrôle des bus pour créer un réseau unifié avec trams et trains à prix abordables. C’est pendant le Covid qu’il a gagné son surnom, en obtenant des fonds supplémentaires pour sa région face à Boris Johnson. Aujourd’hui, il affiche le plus fort taux de popularité parmi les politiques britanniques, selon un sondage YouGov. Mais son retour au Parlement l’oblige à quitter la mairie. Il promet désormais d’être la voix de « toutes les régions oubliées » par le pouvoir central.
Sur le fond, Burnham reste discret sur son programme. Mais des proches le disent favorable à des nationalisations, notamment dans l’eau où le géant Thames Water est en crise. Il fustige régulièrement « les quatre cavaliers de l’apocalypse britannique : dérégulation, privatisation, austérité et Brexit ». Tout en s’engageant à respecter les objectifs budgétaires fixés par la ministre des Finances actuelle pour rassurer les marchés. Pour un ancien conseiller de Jeremy Corbyn, un gouvernement Burnham marquerait une « légère inflexion à gauche ». De quoi inquiéter la presse conservatrice, qui redoute une « coalition de gauche radicale ». Reste à savoir si ce fils de technicien et réceptionniste, né à Liverpool et fan d’Everton, devenu député à 31 ans puis ministre sous Blair et Brown, parviendra à concrétiser sa troisième tentative pour diriger le Labour. La première remonte à 2010, la seconde à 2015. Cette fois, le contexte est différent. Starmer est impopulaire, et Burnham incarne l’alternative crédible.





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