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Andy Burnham entre au 10 Downing Street le dernier recours des travaillistes

Le sixième Premier ministre britannique en dix ans prend ses fonctions ce lundi. Son objectif redonner confiance à un pays étranglé par la crise du coût…

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Andy Burnham entre au 10 Downing Street le dernier recours des travaillistes

Le sixième Premier ministre britannique en dix ans prend ses fonctions ce lundi. Son objectif redonner confiance à un pays étranglé par la crise du coût de la vie.

Ce lundi matin, un rituel bien rodé se répète à Londres. Keir Starmer quitte d’abord la célèbre adresse de Downing Street pour un dernier discours, avant d’aller remettre sa démission au roi Charles III. Quelques heures plus tard, c’est Andy Burnham qui franchit le pas de la porte. À 56 ans, cet ancien maire du Grand Manchester succède à un chef de parti usé par les polémiques et les défaites locales. Il devient le sixième Premier ministre du Royaume-Uni en une décennie, signe d’une instabilité politique qui mine le pays.

L’homme surnommé « le roi du Nord » n’a pas les coudées franches. La dette publique est colossale, la croissance patine et les ménages suffoquent. Pourtant, il doit aussi stopper la montée du parti anti-immigration Reform UK, donné en tête des sondages pour les législatives de 2029. Lors de son premier discours comme chef du Labour, vendredi, Burnham a parlé de « dernière chance » pour son parti. Il promet une politique « authentiquement travailliste » et un pouvoir décentralisé, avec un « N°10 du Nord » basé à Manchester.

Les premières annonces esquissent une ligne contrastée. Samedi soir, son équipe a enterré le projet de carte d’identité numérique de Starmer, qui visait les migrants sans papiers. En parallèle, les médias britanniques évoquent un possible feu vert pour l’exploitation de nouveaux champs pétroliers et gaziers en mer du Nord. La numéro 2 du Labour dément toute décision officielle mais parle d’une approche « plus pragmatique ». De son côté, Donald Trump s’est déjà félicité sur sa plateforme, voyant dans cette orientation un moyen de faire du Royaume-Uni « l’un des pays les plus riches de la planète ».

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