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Économie

_**Minelli tire définitivement le rideau le 30 mai**_

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La célèbre enseigne de chaussures et maroquinerie Minelli annonce la fermeture définitive de ses boutiques au 30 mai, après un nouveau placement en redressement judiciaire.

Fondée en 1973, la marque Minelli a officialisé sur les réseaux sociaux la cessation définitive de son activité. Les 21 points de vente resteront ouverts jusqu’au 30 mai avec une remise de 60 % sur l’ensemble des articles, tandis que les commandes en ligne ont été suspendues. Cette décision intervient après un second redressement judiciaire en trois ans, prononcé en mars dernier.

L’entreprise, qui emploie 86 personnes, avait déjà été placée sous protection judiciaire en 2023. Un précédent sauvetage, orchestré par des investisseurs et la marque Mes Demoiselles Paris, avait alors réduit les effectifs de 600 à moins de 200 salariés. La nouvelle entité, baptisée Maison Minelli, avait ensuite été placée en redressement judiciaire après une procédure de sauvegarde. Son dernier exercice, clos en 2024-2025, affiche une perte de 3,7 millions d’euros.

Les candidats à la reprise avaient jusqu’au 11 mai pour déposer leurs offres. Les propositions rendues publiques mardi par le tribunal se révèlent pour la plupart très partielles. Plusieurs enseignes, comme Maje, Father and Sons, Jimmy Fairly ou Mie Câline, ont manifesté un intérêt pour un ou deux magasins seulement. Plus surprenant, le groupe de transport et logistique Baghaira a proposé de reprendre la marque, ses stocks estimés à 2,7 millions d’euros et neuf salariés du siège de Gémenos, sans les 21 boutiques ni leurs 77 employés, pour un montant de 300 000 euros, en misant sur le commerce en ligne. Enfin, un ancien acteur de la mode et de l’horlogerie, Philippe Sayada, a soumis une offre de reprise globale pour deux euros, dans des conditions encore à préciser.

Depuis deux ans, le secteur de l’habillement et des accessoires en France est secoué par une série de défaillances. Des marques comme Claire’s, Jennyfer, Okaïdi ou IKKS ont également connu des procédures collectives. Le secteur subit de plein fouet l’évolution des habitudes de consommation, la hausse des coûts de l’énergie, des matières premières et des loyers, ainsi que la concurrence de la seconde main et de la fast fashion, notamment des plateformes asiatiques aux prix très bas.

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