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Mort d’Elias, 14 ans : vers un procès aux assises des mineurs pour ses agresseurs

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La justice réclame que les deux jeunes mis en cause dans la mort du collégien, frappé à coups de machette à Paris en janvier 2025, soient jugés pour violences ayant entraîné le décès.

Le parquet de Paris a requis le renvoi devant la cour d’assises des mineurs des deux auteurs présumés de l’agression mortelle d’Elias, un adolescent de 14 ans tué d’un coup de machette en janvier dernier dans le XIVe arrondissement de la capitale. Les deux suspects, aujourd’hui âgés de 17 et 18 ans, sont également mis en cause pour des violences commises sur un camarade de la victime. Le ministère public demande leur maintien en détention provisoire jusqu’à l’audience, selon des sources proches du dossier.

Le drame s’est produit le 24 janvier 2025, à la sortie d’un entraînement de football. Elias et un ami ont été attaqués par deux individus qui les ont dérobés de leur téléphone portable. Blessé par une arme blanche de type « Zombie Killer », dotée d’une lame de 45 centimètres, le jeune garçon est décédé le lendemain d’une hémorragie interne. Le second agresseur présumé était armé d’une hache. Les deux mis en examen, déjà connus des services de justice pour des faits antérieurs, étaient sous mesure éducative depuis plus de deux ans.

Le parquet requiert également que les deux hommes répondent de « violence sur un mineur de 15 ans sans incapacité » à l’encontre de l’ami d’Elias. Les parties peuvent désormais formuler leurs observations avant que le juge d’instruction ne statue sur le renvoi. Me Sabrina Goldman, avocate de la famille d’Elias, a salué une étape judiciaire importante tout en soulignant que des zones d’ombre demeurent. Elle a exprimé l’espoir que le procès se tienne rapidement pour que les responsables répondent de leurs actes. Les conseils de la mère de l’adolescent, Mes Johanna Ostrowka et Nicolas Goutx, ont pris acte des réquisitions sans commenter davantage.

Quelques mois après les faits, le ministre de la Justice avait pointé des « dysfonctionnements » dans le suivi des deux jeunes, qui n’auraient pas dû se trouver ensemble. Un rapport de l’Inspection générale de la justice a mis en lumière des carences dans leur accompagnement éducatif, judiciaire et médical, ainsi que des parcours familiaux et scolaires chaotiques. L’un des suspects continue d’adopter un comportement violent en détention.

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