Économie
L’Afrique ouverte aux investisseurs, sans regard sur le passé
Le milliardaire nigérian Tony Elumelu appelle à un afflux massif de capitaux privés sur le continent et invite les partenaires étrangers, quelles que soient leurs origines historiques, à participer à son développement.
Tony Elumelu, figure majeure du monde des affaires et de la philanthropie au Nigeria, a lancé un appel aux investisseurs internationaux lors du Sommet franco-africain qui s’est tenu à Nairobi. Selon lui, le continent a besoin d’un engagement fort du secteur privé pour combler ses déficits structurels. Le fondateur de la Tony Elumelu Foundation, qui accompagne depuis 2010 de jeunes entrepreneurs africains, a insisté sur la nécessité d’améliorer l’accès à l’électricité, de développer les transports en commun, de renforcer la sécurité et de simplifier le climat des affaires.
Pour cet homme de 63 ans, qui préside également la United Bank for Africa (UBA), présente dans une vingtaine de pays africains, toute entité disposée à contribuer à ces avancées est la bienvenue sur le sol africain. Ses propres activités, via Heirs Holdings et le groupe Transcorp, couvrent des secteurs aussi variés que l’hôtellerie, l’immobilier, l’énergie, l’agrobusiness ou les services financiers.
Membre de l’Africa France Impact Coalition, une initiative récente du président français visant à stimuler les échanges entre entreprises françaises et africaines, Tony Elumelu a balayé les critiques liées au passé colonial et néocolonial de la France. Il estime que les Africains doivent connaître leur histoire, mais surtout se tourner résolument vers l’avenir. À ses yeux, le président Emmanuel Macron, qui n’était pas né il y a un siècle, fait preuve de sincérité dans son engagement envers le continent.
L’homme d’affaires considère que l’aide apportée par la France, ou par tout autre pays comme la Russie, la Chine, les États-Unis ou les nations du Moyen-Orient, pour résorber le déficit d’infrastructures constituerait un atout considérable pour l’Afrique. Il souligne que le commerce intra-africain ne peut se développer sans moyens de transport fiables ni production viable sans électricité.
Tony Elumelu plaide pour un changement profond de mentalité sur le continent. Il estime que l’état d’esprit victimaire doit céder la place à une ouverture résolue vers la prospérité économique et le développement. Avec 65% de la population africaine composée de jeunes, il juge impératif de créer des emplois et d’offrir un accès aux technologies numériques et à l’intelligence artificielle. Ces améliorations, selon lui, sont la clé pour permettre à la jeunesse africaine de prendre son envol.
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