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Un candidat à l’OMS plaide pour des cotisations étatiques plus fortes

Le ministre indonésien de la Santé, en lice pour diriger l’OMS, plaide pour des contributions étatiques plus solides et une organisation recentrée sur…

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Un candidat à l’OMS plaide pour des cotisations étatiques plus fortes

Le ministre indonésien de la Santé, en lice pour diriger l’OMS, plaide pour des contributions étatiques plus solides et une organisation recentrée sur moins de projets. Il veut aussi ramener les États-Unis et préparer un traité mondial contre les pandémies.

Le ministre indonésien de la Santé, candidat à la direction de l’Organisation mondiale de la santé, veut donner plus de poids aux cotisations obligatoires des États membres. Pour lui, l’agence onusienne fragilisée par le retrait américain doit d’abord clarifier ses missions et concentrer son argent sur un nombre réduit de chantiers. Il propose ensuite de discuter d’argent neuf avec les pays.

Sa logique repose sur un constat simple. Une institution ne peut pas durer si les contributions régulières des États ne couvrent que 20 à 30 % de son budget. Il veut donc porter ce seuil au-delà de 50 %. La Chine est devenue le premier payeur au titre des contributions obligatoires après le départ des États-Unis, mais Pékin reste loin des premiers contributeurs volontaires, qui financent surtout l’organisation.

Le ministre insiste sur le coût limité d’un tel changement. Réparti entre plus de 100 pays membres, l’effort représenterait des dizaines de milliers de dollars par pays, selon lui. Il ne parle ni de milliards ni même d’une centaine de millions. Il croit donc possible de renforcer le financement régulier sans étouffer les budgets nationaux.

La course à la tête de l’OMS compte sept candidats, venus du Botswana, du Qatar, d’Arabie saoudite, de Belgique, d’Espagne, de Chine et d’Indonésie. Le Conseil exécutif doit retenir au maximum trois noms avant le vote de l’Assemblée mondiale de la Santé. Le ministre indonésien, âgé de 62 ans, veut aussi ramener Washington dans le jeu. Il ne voit pas dans le retrait américain une catastrophe totale, l’OMS gardant un budget proche de celui d’avant la pandémie de Covid-19. Mais à ses yeux, un pays absent de l’OMS serait désavantagé face à une urgence sanitaire mondiale, et il ouvrirait des discussions avec les États-Unis sans attendre s’il était élu.

Il défendra par ailleurs un traité mondial sur les pandémies, adossé à un fonds, pour garantir un accès identique aux vaccins, aux traitements et aux outils de diagnostic lors d’une prochaine crise. Il juge l’OMS pas prête à affronter une nouvelle flambée épidémique et estime qu’elle n’en fait pas assez face à l’épidémie d’Ebola la plus meurtrière de l’histoire en République démocratique du Congo. L’organisation sort en parallèle d’une réforme douloureuse, avec un budget réduit de plus de 20 %, des centaines de postes supprimés et des programmes rabotés, même si son chef assure qu’elle est désormais stabilisée.

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