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La Fed de New York n’exclut pas une nouvelle hausse des taux avant la fin de l’année

Pour John Williams, qui préside la Fed de New York, un relèvement supplémentaire du loyer de l’argent serait une façon logique de contenir les risques…

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La Fed de New York n'exclut pas une nouvelle hausse des taux avant la fin de l'année

Pour John Williams, qui préside la Fed de New York, un relèvement supplémentaire du loyer de l’argent serait une façon logique de contenir les risques d’inflation. L’institution vient tout juste de durcir sa politique monétaire et la quasi-totalité de ses responsables entrevoient encore au moins une hausse.

John Williams a pris la parole lors d’une conférence organisée à Londres par l’Institute of Economic and Social Research, un groupe de réflexion. Interrogé sur les anticipations des marchés financiers, il a estimé que les investisseurs voyaient juste en pariant sur un nouveau resserrement d’ici la fin de l’année. « Cela me semble être une façon raisonnable d’envisager la situation », a-t-il déclaré.

Pas question pour autant d’annoncer un calendrier. Sa méthode reste la même que ces derniers mois, observer les chiffres avant de trancher. « Mais il faut attendre de voir. Nous allons recueillir les données et procéder comme nous l’avons fait entre juillet et septembre », a-t-il expliqué.

Cette prudence arrive juste après une décision déjà prise. La banque centrale américaine, désormais pilotée par Kevin Warsh, a relevé son taux directeur la semaine dernière, dans une fourchette allant de 3,75 % à 4,00 %. Un cran de plus dans une trajectoire qui n’a pas encore dit son dernier mot.

Le signal le plus net vient du comité de politique monétaire lui-même. Seize de ses dix-huit membres ont laissé entendre qu’au moins une nouvelle hausse serait probablement nécessaire avant la fin de l’année. L’hypothèse d’un tour de vis supplémentaire reste donc ouverte, et elle ne surprend personne dans les salles de marché.

Reste à mesurer ce que cela change. Un taux directeur plus élevé renchérit le coût de l’argent emprunté, pour les ménages comme pour les entreprises, et pèse sur les décisions d’investissement. C’est tout l’enjeu du calendrier que la Fed garde encore flou, entre volonté de casser l’inflation et crainte de freiner trop brutalement l’activité.

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