Politique
Raphaël Glucksmann ferme la porte de la primaire à François Ruffin
Raphaël Glucksmann a dit non à une primaire élargie à François Ruffin. Il défend le vote des militants socialistes, malgré la pression du député…

Raphaël Glucksmann a dit non à une primaire élargie à François Ruffin. Il défend le vote des militants socialistes, malgré la pression du député ex-insoumis et d’Olivier Faure.
La primaire de la gauche sociale-démocrate s’annonce tendue. Raphaël Glucksmann a riposté. Son message est simple. Les militants du Parti socialiste ont déjà tranché, et on ne réécrit pas le règlement en pleine partie. Une pique à peine voilée en direction d’Olivier Faure, qui s’était dit prêt à élargir le scrutin à François Ruffin.
Le candidat de Place publique ne compte pas s’arrêter là. Il veut que cette élection serve à solder les vieux comptes et à fixer une ligne claire et cohérente. Une gauche crédible doit pouvoir prendre la tête du pays et mettre fin à dix années d’injustice et d’impasse, dit-il. Les sondages le placent en tête dans cet espace de la social-démocratie. Il défend donc un processus déjà validé par les adhérents.
François Ruffin, lui, pousse pour entrer dans la partie. Le député ex-insoumis, également candidat à la présidentielle, a interpellé Glucksmann sur X. Il propose d’élargir la primaire à sa candidature et de faire chuter le prix de la participation de 15 à 2 euros. Il s’appuie sur les déclarations répétées d’Olivier Faure, qui semble ouvert à cette idée. Il a même lancé l’invitation à un débat public, en assurant qu’une chaîne s’y montrerait intéressée.
Les lieutenants des deux camps ont pris le relais. Arthur Delaporte, proche d’Olivier Faure, appelle à sortir des querelles de chapelles et à construire une primaire véritablement populaire. Sacha Houlié, du mouvement Place publique, répond en énumérant les positions de Ruffin. Anticapitaliste, souverainiste, hostile au nucléaire civil et opposé à la régularisation des travailleurs étrangers. Un tel profil peut-il représenter la gauche sociale-démocrate, demande-t-il.
Raphaël Glucksmann a tranché. Le respect des règles passe avant tout. Et un premier secrétaire du Parti socialiste, rappelle-t-il, doit commencer par respecter le vote de ses propres militants. Il a aussi répondu aux critiques reçues en marge d’une manifestation contre les violences sexistes et sexuelles. Une syndicaliste l’avait pris à partie en l’accusant de ne pas représenter la vraie gauche. Le candidat assure que la majorité des femmes rencontrées l’ont remercié. Il cite son combat au Parlement européen pour faire évoluer la définition du viol et pour généraliser le modèle espagnol de lutte contre ces violences à l’échelle européenne.
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