Économie
Les ventes immobilières dégringolent à Paris pendant que la grande couronne s’envole
Le marché parisien a perdu 13% de ses transactions en un an, un record. Pendant ce temps, les départements de la grande couronne enregistrent une hausse…

Le marché parisien a perdu 13% de ses transactions en un an, un record. Pendant ce temps, les départements de la grande couronne enregistrent une hausse de 2%.
À Paris, acheter un logement devient un parcours du combattant. Les notaires du Grand Paris viennent de publier les chiffres du premier trimestre 2026 et le constat est net. En seulement douze mois, le nombre de ventes a chuté de 13% dans la capitale. Une baisse qui n’épargne pas toute l’Île-de-France avec un recul global de 3% des transactions de logements anciens. Mais en regardant de plus près, on voit que le vrai problème est concentré sur Paris intra-muros. Ailleurs, la tendance est inverse. Dans les départements de la grande couronne comme la Seine-et-Marne ou le Val-d’Oise, les ventes ont progressé de 2% sur un an. Une bouffée d’air pour les acheteurs qui cherchent à s’éloigner du centre.
Pourquoi un tel décalage? La réponse tient en un mot les prix. Dans la capitale, le mètre carré moyen atteint 9 600 euros. Un tarif qui fait exploser les budgets. Pour le même prix, un ménage peut acheter un logement plus de trois fois plus grand en Seine-et-Marne où le mètre carré est à 2 800 euros, ou dans le Val-d’Oise à 2 900 euros. Certains arrondissements parisiens sont encore plus inaccessibles. Dans le 6e, il faut compter plus de 14 000 euros du mètre carré. Même le 19e, pourtant moins cher, grimpe à 7 530 euros. Les familles et les primo-accédants se tournent donc massivement vers la banlieue, où l’immobilier ancien a même vu ses transactions augmenter de 4% entre 2025 et 2026. Les maisons individuelles tirent leur épingle du jeu avec une hausse de 2% en Île-de-France, tandis que les appartements sont boudés et perdent 5% de ventes dans le Grand Paris.
Pourtant, les prix parisiens ne baissent pas. Les notaires parlent d’un marché « en dents de scie », stable mais sans vraie correction. La stagnation actuelle ne suffit pas à relancer les ventes. Les causes sont multiples le contexte géopolitique et économique, les taux d’intérêt des crédits immobiliers qui restent élevés. Les acheteurs potentiels préfèrent attendre ou partir ailleurs. Et même si la plupart des ventes conclues concernent des résidences principales, l’investissement locatif est en recul. Résultat le marché parisien pourrait continuer à se contracter dans les mois à venir. La capitale n’a pas fini de voir ses transactions fondre.
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