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Trois moustiques derrière huit cas de paludisme près de Francfort

Huit personnes ont contracté le paludisme aux abords de l’aéroport de Francfort cet été, et trois sont mortes. Les analyses génétiques relient ces…

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Trois moustiques derrière huit cas de paludisme près de Francfort

Huit personnes ont contracté le paludisme aux abords de l’aéroport de Francfort cet été, et trois sont mortes. Les analyses génétiques relient ces infections à des moustiques venus d’Afrique de l’Ouest et à trois foyers séparés.

L’été a été marqué par huit cas de paludisme dit d’aéroport aux abords de Francfort, dont trois mortels. Ces infections ont été provoquées par des moustiques venus d’Afrique et introduits en Allemagne. Les analyses génétiques suggèrent une origine ouest-africaine et une introduction probable à Francfort depuis une zone infectée. Elles ont aussi identifié trois moustiques différents, donc trois foyers distincts, en juillet, août et septembre.

Le paludisme d’aéroport survient quand un anophèle infecté par Plasmodium falciparum embarque dans un avion au départ d’une zone d’endémie et arrive dans un pays indemne. Le moustique peut alors piquer des personnes sur place. Ce scénario explique pourquoi des malades peuvent apparaître sans que ceux-ci aient voyagé. Aucune des huit personnes touchées n’avait d’ailleurs séjourné auparavant dans une zone endémique.

Parmi les huit malades, six avaient fréquenté l’aéroport. Ils sont tombés malades début juillet ou mi-août, et deux sont morts. En septembre, deux habitants d’un quartier tout proche ont été touchés, et l’un d’eux est décédé. Le paludisme tue chaque année des centaines de milliers de personnes, surtout en Afrique subsaharienne. En Allemagne, les cas d’aéroport restent rares. Le précédent recensé remonte à 2023.

Cette rareté peut retarder le diagnostic et augmenter le risque de complications graves. Pourtant, le Plasmodium falciparum est totalement curable s’il est repéré et soigné à temps. Les autorités sanitaires locales ont donc demandé aux soignants de la région d’être attentifs aux symptômes qui doivent faire penser au paludisme.

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