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655 millions pour une IA française sans dépendance américaine
Le gouvernement français injecte 655 millions d’euros supplémentaires dans l’intelligence artificielle pour protéger sa souveraineté numérique. Objectif…


Le gouvernement français injecte 655 millions d’euros supplémentaires dans l’intelligence artificielle pour protéger sa souveraineté numérique. Objectif éviter de devenir otage des géants technologiques étrangers.
À la veille du salon VivaTech, le Premier ministre a dévoilé une enveloppe surprise de 655 millions d’euros pour accélérer le développement de l’intelligence artificielle en France. Cet argent, qui s’ajoute au programme France 2030, doit financer des infrastructures de calcul, de la recherche et des filières industrielles. L’ambition est claire faire en sorte que cette révolution technologique profite d’abord aux citoyens, tout en renforçant les services publics. Mais derrière l’annonce se cache une inquiétude grandissante face à la mainmise des géants américains et chinois sur le secteur.
Le signal le plus fort est venu du renseignement intérieur. La DGSI a décidé de rompre son contrat avec Palantir, le géant américain de l’analyse de données dont le cofondateur Peter Thiel est proche de Donald Trump. À la place, elle a choisi la société française ChapsVision. Une décision qui illustre une volonté politique affirmée ne plus accepter de nouvelles dépendances stratégiques dans le numérique. Le Premier ministre l’a dit sans détour il ne veut pas dépendre du bon vouloir de partenaires capables de couper le robinet d’accès à l’IA. Un scénario qui s’est déjà produit récemment l’administration Trump a ordonné à la start-up américaine Anthropic de suspendre l’accès à ses modèles les plus puissants pour tout ressortissant étranger, invoquant la sécurité nationale. Cette injonction a provoqué une onde de choc politique en France, plusieurs figures de tous bords alertant sur une véritable guerre de l’IA.
Pour éviter de se retrouver pieds et poings liés, l’État va désormais imposer l’intelligence artificielle dans ses propres ministères. Chaque administration devra montrer comment elle utilise l’IA pour simplifier les démarches, améliorer le service et réduire les tâches inutiles. Cette capacité sera prise en compte dans les arbitrages budgétaires l’idée est de faire des économies sans sacrifier la qualité du service public. Dès cette année, les ministères de la Justice et de l’Intérieur auront accès à GenIAl, la technologie la plus avancée déjà utilisée par les Armées, pour traiter des données sensibles ou accélérer l’instruction des visas. Dans le domaine de la santé, le site Ameli va se doter d’un assistant santé public basé sur l’IA, pour guider les patients sans confier leurs données à une entreprise étrangère. Enfin, une nouvelle plateforme publique dédiée à l’IA va ouvrir l’accès aux données démographiques, économiques et géographiques, histoire de donner aux acteurs français les moyens de construire leur propre avenir numérique.





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