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Washington et Téhéran relancent les hostilités malgré la trêve

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Les deux capitales ont annoncé des frappes réciproques durant le week-end, fragilisant un cessez-le-feu déjà mis à rude épreuve par des divergences persistantes dans les négociations.

Les États-Unis et l’Iran ont officialisé dans la nuit de dimanche à lundi de nouvelles attaques ciblées, portant un coup sévère à l’accalmie alors que leurs pourparlers pour un accord global piétinent. Des révélations de médias américains sur des exigences supplémentaires formulées par Washington ont refroidi les espoirs d’une entente imminente.

Sur le front libanais, Israël a renforcé ses opérations militaires. L’armée américaine a pour sa part indiqué avoir effectué samedi et dimanche une troisième série de bombardements dits défensifs dans le sud de l’Iran, visant des installations radar et de contrôle de drones près de Goruk et sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. Le Commandement central américain a justifié ces frappes par des actions hostiles iraniennes, notamment la destruction d’un drone MQ-1 survolant des eaux internationales.

En réponse, les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir attaqué une base utilisée par les forces américaines pour leurs offensives, sans préciser sa localisation. L’armée koweïtienne a également signalé faire face à une attaque de drones et de missiles.

Cette escalade intervient après que Washington et Téhéran se sont mutuellement accusés, jeudi, d’avoir violé le cessez-le-feu en place depuis le 8 avril, à la suite de frappes américaines suivies d’une attaque sur le Koweït.

Le conflit, déclenché fin février par une coalition israélo-américaine, a déjà fait des milliers de morts et perturbé l’économie mondiale en faisant flamber les prix du pétrole. Alors que les pourparlers semblaient progresser, le New York Times a rapporté que le président américain avait durci sa proposition, envoyant à Téhéran une version révisée d’un possible accord. Le site Axios a indiqué que la priorité affichée de M. Trump est d’enrayer le programme nucléaire iranien et de rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz, et qu’il exigeait une ligne plus ferme de ses négociateurs.

Selon la chaîne CBS, la nouvelle offre américaine prévoit une prolongation de la trêve de soixante jours, assortie de conditions de réouverture du détroit et d’un cadre pour des discussions nucléaires. Le principal négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu que Téhéran n’approuverait aucun texte sans garantie des droits du peuple iranien. L’Iran revendique un programme nucléaire civil et a toujours nié chercher l’arme atomique, malgré les soupçons américains.

De son côté, Donald Trump a affirmé sur Truth Social que le projet d’accord interdit clairement à l’Iran toute arme nucléaire. Téhéran exige aussi que tout règlement inclue la fin des combats au Liban, où Israël entend éliminer le Hezbollah pro-iranien. Sur ce terrain, l’armée israélienne a progressé, s’emparant de la forteresse de Beaufort, site stratégique déjà occupé lors de l’occupation israélienne du sud du Liban jusqu’en 2000. Malgré la trêve libanaise du 17 avril, les hostilités persistent.

Pour les États-Unis, le Hezbollah doit cesser le feu en premier, ce qui entraînerait un désengagement israélien de Beyrouth. La France a demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, prévue lundi.

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