Monde
Washington envisage une reprise du dialogue avec Téhéran

Alors que des pourparlers israélo-libanais se sont ouverts à Washington, l’administration américaine laisse entrevoir la possibilité de nouvelles discussions avec l’Iran dans les prochains jours.
Le président américain a indiqué, lors d’un échange téléphonique avec un journaliste présent à Islamabad, que des pourparlers pourraient reprendre prochainement au Pakistan. Il a initialement estimé cette perspective peu probable avant de revenir sur ses propos quelques minutes plus tard, soulignant le rôle actif des autorités pakistanaises dans ce dossier. Un premier cycle de discussions, conduit par le vice-président américain après l’instauration d’un cessez-le-feu le 8 avril, n’avait pas abouti la semaine dernière. Des sources pakistanaises affirment que des efforts sont en cours pour relancer le processus, une initiative soutenue par le secrétaire général des Nations unies, qui a réitéré l’absence d’alternative politique à une solution négociée.
Parallèlement, une avancée notable a été enregistrée sur l’autre théâtre de tensions régionales. Les représentants d’Israël et du Liban se sont rencontrés à Washington pour des discussions directes, les premières de cette nature depuis près de trois décennies. Les deux parties ont qualifié ces échanges de productifs et se sont accordées pour engager des négociations formelles en vue d’une stabilisation durable, bien que le calendrier et le lieu restent à déterminer. L’ambassadeur israélien a exprimé une volonté commune de voir le Liban se soustraire à l’influence du Hezbollah, tout en émettant des réserves quant à une éventuelle médiation française. Pour sa part, la diplomate libanaise a salué le caractère constructif de cette réunion préparatoire et appelé à un arrêt des hostilités avec le mouvement chiite.
Le Hezbollah, qui n’était pas représenté lors de ces entretiens, a vivement condamné cette initiative, la qualifiant de capitulation, et a procédé à des tirs de roquettes vers plusieurs localités israéliennes frontalières. Le Liban est engagé dans un conflit avec Israël depuis le début du mois de mars, entraînant d’importantes pertes humaines et des déplacements de population massifs. Dans les rues de Beyrouth, une lassitude face aux conflits récurrents s’exprime, de nombreux citoyens aspirant avant tout à la stabilité.
Sur le plan économique, les mesures de pression américaines contre l’Iran se poursuivent. Les forces armées des États-Unis ont mis en œuvre un blocus naval, empêchant plusieurs navires de quitter les ports iraniens. Cette décision, présentée comme une réponse au blocage du détroit d’Ormuz par Téhéran, avait initialement provoqué une hausse des cours du pétrole. Les marchés ont cependant enregistré un net reflux, les prix retombant sous la barre symbolique des cent dollars le baril, les opérateurs anticipant une reprise prochaine des discussions diplomatiques.

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