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Wall Street reprend son souffle, l’Europe mise sur les semi-conducteurs

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Après huit séances de hausse record, la Bourse new-yorkaise se prépare à une légère baisse. De l’autre côté de l’Atlantique, les marchés européens avancent portés par les promesses de l’intelligence artificielle.

Les contrats à terme sur les indices new-yorkais annoncent une ouverture en territoire négatif pour ce mardi. Le Dow Jones devrait reculer de 0,37%, le S&P 500 de 0,21% et le Nasdaq de 0,16%. Un mouvement de consolidation logique après des sommets historiques. Lundi, le S&P 500 et le Nasdaq avaient enchaîné leur huitième séance de hausse consécutive, propulsés par Nvidia. Le géant des puces a dévoilé un nouveau processeur capable d’exécuter de l’intelligence artificielle directement dans les ordinateurs personnels, ce qui lui a valu une envolée de plus de 6% en une journée.

En Europe, l’ambiance est tout autre. Le CAC 40 parisien gagne 0,69% à 8.203 points, le Dax francfortois avance de 0,95% et le FTSE londonien prend 0,36%. L’indice paneuropéen Stoxx 600 progresse de 0,66%, porté par le secteur technologique qui bondit de près de 3%. Le moteur de cette hausse s’appelle STMicroelectronics. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs s’envole de plus de 10% après avoir relevé son objectif de chiffre d’affaires pour les centres de données, citant une demande colossale liée à l’IA. Dans son sillage, Infineon et Schneider Electric grimpent respectivement de 6,8% et 2,4%. Un analyste résume la tendance en expliquant que les semi-conducteurs ne sont plus un simple secteur technologique traditionnel mais deviennent l’infrastructure centrale de l’économie mondiale de demain.

Sur le front géopolitique, une lueur d’apaisement profite aussi aux marchés. Le président américain Donald Trump et le Liban ont annoncé lundi un cessez-le-feu partiel entre le Hezbollah et Israël. Cette nouvelle a calmé les tensions et fait reculer les cours du pétrole. Le Brent perd 1,2% à 93,81 dollars le baril, le WTI américain abandonne 1,09% à 91,16 dollars. Les rendements obligataires, eux, se détendent dans la zone euro et aux États-Unis, portés par l’espoir d’un accord entre Washington et Téhéran. Côté changes, l’euro progresse très légèrement, à 1,1644 dollar, malgré une inflation en zone euro qui s’est accélérée à 3,2% en mai. La livre sterling s’échange à 1,3468 dollar. Les investisseurs attendent désormais l’enquête JOLTS sur les offres d’emploi américaines, un indicateur clé avant le rapport mensuel officiel prévu vendredi.

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