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Économie

Vivendi sous le feu des critiques européennes et financières

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Le groupe de Vincent Bolloré fait face à un double revers, entre injonctions de l’AMF et mise en cause par Bruxelles pour des pratiques anticoncurrentielles.

L’empire médiatique de Vincent Bolloré essuie deux décisions défavorables en quelques heures. Vendredi, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a ordonné au groupe Bolloré de lancer une offre publique de retrait (OPR) sur les actions Vivendi qu’il ne détient pas encore. Cette injonction intervient après un réexamen de la situation par la cour d’appel de Paris, qui a estimé que la participation du milliardaire, combinée aux actions auto-détenues par Vivendi, dépassait le seuil des 30 % déclenchant cette obligation. Si la scission du groupe en quatre entités distinctes n’est pas remise en cause, cette décision pourrait néanmoins entraîner d’importantes compensations pour les actionnaires minoritaires.

Dans un second temps, la Commission européenne a adressé des griefs à Vivendi, l’accusant d’avoir pris le contrôle de Lagardère avant l’obtention de l’aval réglementaire. Bruxelles reproche au groupe d’avoir exercé une influence éditoriale sur des titres comme *Paris Match* ou *Europe 1* dès 2022, notamment en intervenant sur les nominations et les orientations rédactionnelles. Une amende pouvant atteindre 10 % du chiffre d’affaires global est envisagée. Vivendi a immédiatement contesté ces allégations, affirmant vouloir se défendre pour clore l’enquête.

Malgré ces turbulences, l’action Vivendi a clôturé en hausse de 13,26 % à la Bourse de Paris, les investisseurs anticipant une prime liée à l’OPR. Cette réaction contraste avec les inquiétudes soulevées par les récentes décisions, qui rappellent les tensions passées autour de l’indépendance éditoriale des médias acquis par le groupe. L’absorption de Lagardère, finalisée en 2023, avait déjà suscité des critiques, notamment de la part de Reporters sans frontières, dénonçant l’emprise croissante de Vincent Bolloré sur la presse française.

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