Économie
Une coalition internationale somme Téhéran de libérer le détroit d’Ormuz


_**Plus de quarante États ont conjointement exigé la levée du blocus de cette voie maritime stratégique, sous peine de mesures coercitives.**_
Les représentants d’une quarantaine de nations ont lancé un appel pressant, jeudi, pour une réouverture sans délai du détroit d’Ormuz. Cette initiative diplomatique, coordonnée depuis Londres, vise à rétablir sans condition la liberté de navigation dans ce passage clé, actuellement soumis à un contrôle sévère de l’Iran. Les participants ont averti qu’en l’absence de déblocage, des actions politiques et économiques concertées, incluant des sanctions, seraient envisagées à l’encontre de Téhéran.
La ministre britannique des Affaires étrangères a qualifié la fermeture du détroit de menace directe pour la prospérité mondiale. Elle a affirmé que l’Iran tentait de prendre en otage l’économie internationale par cette mesure. Le bras de fer diplomatique s’intensifie alors que le trafic maritime dans la zone a chuté de manière drastique, perturbant les approvisionnements énergétiques et les chaînes d’approvisionnement mondiales.
Les discussions ont également porté sur les moyens d’accroître la pression sur la République islamique. Toutefois, aucune décision n’a été prise concernant une éventuelle opération militaire visant à sécuriser la voie maritime. Plusieurs capitales, dont Paris, ont jugé une telle option irréaliste et risquée dans le contexte actuel. Elles estiment qu’une mission de sécurisation ne pourrait être envisagée qu’après la fin des hostilités.
La position américaine contraste avec cette prudence. L’administration a récemment exhorté les pays dépendants du transit par Ormuz à s’impliquer directement pour assurer sa protection. Cette divergence stratégique illustre les tensions au sein de la coalition internationale face à la crise.
Parallèlement, des initiatives humanitaires sont à l’étude. L’Italie a proposé la création, sous l’égide des Nations unies, d’un corridor sécurisé pour permettre le passage des engrais, afin de prévenir une crise alimentaire, notamment sur le continent africain. Dans l’immédiat, seuls un nombre très limité de navires, principalement issus de pays ayant maintenu des liens avec Téhéran, continuent d’emprunter le détroit.
La situation a contraint certains exportateurs d’hydrocarbures à trouver des voies de contournement. L’Irak a ainsi annoncé avoir commencé à exporter son pétrole via la Syrie. La Chine, principal partenaire commercial de l’Iran, a pour sa part attribué la responsabilité du blocage aux opérations militaires menées contre Téhéran. Une réunion technique au niveau des planificateurs militaires des pays concernés est prévue la semaine prochaine pour examiner les options post-conflit visant à garantir la sécurité de la navigation.





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