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Une chroniqueuse russe enflamme le débat politique et médiatique

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Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a qualifié Xenia Fedorova de relais de la désinformation russe, tandis que la direction de Canal+ défend sa présence au nom de la liberté d’expression.

Les propos du chef de la diplomatie française ont provoqué une passe d’armes entre le gouvernement et le groupe audiovisuel. Sur une radio publique, Jean-Noël Barrot a dénoncé le statut de propagandiste de la chroniqueuse, l’accusant de servir la communication du Kremlin. Il a estimé que lui offrir une tribune revenait à faire les affaires de Vladimir Poutine.

En réponse, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a balayé ces accusations lors de l’assemblée générale du groupe. Il a vu dans cette critique une nouvelle tentative de fermer la chaîne CNews et a défendu la présence de Xenia Fedorova comme une illustration de la liberté d’expression. Selon lui, il est intéressant de diffuser des points de vue divergents de ceux entendus ailleurs, tout en respectant la loi et le pluralisme.

Ancienne directrice de la chaîne russe RT en France, interdite dans l’Union européenne depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, Xenia Fedorova intervient régulièrement sur plusieurs médias du groupe Bolloré. Elle y défend des positions proches du Kremlin. Son titre de séjour en France a été renouvelé pour dix ans en 2024, ce que Jean-Noël Barrot a justifié par le respect de l’état de droit, tout en rappelant la différence entre une démocratie et la Russie.

La porte-parole du gouvernement avait auparavant jugé ses propos très graves, estimant qu’ils inversaient les responsabilités dans le conflit ukrainien.

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