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Un nouveau pilote pour les grands magasins Le Printemps

Rémy Baume, ex-patron de Zadig&Voltaire, prend les commandes du Printemps. Il doit relever un groupe en pleine tempête, avec des suppressions de postes et…

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Un nouveau pilote pour les grands magasins Le Printemps

Rémy Baume, ex-patron de Zadig&Voltaire, prend les commandes du Printemps. Il doit relever un groupe en pleine tempête, avec des suppressions de postes et une concurrence féroce.

Il a 50 ans, un CV qui claque et une mission de taille. Rémy Baume vient d’être nommé directeur général du Printemps, neuf mois après le départ de Jean-Marc Bellaiche. L’ancien président avait quitté son poste en septembre pour raisons personnelles et dirige aujourd’hui un groupe hôtelier grec. Baume, lui, arrive directement de chez Zadig&Voltaire, où il a été PDG de 2020 à 2024. Depuis avril 2025, il présidait aussi le conseil d’administration de The Kooples.

Son parcours est celui d’un pur produit des grandes écoles et du business. Diplômé de l’ESCP et titulaire d’un MBA de Columbia, il a débuté chez Morgan Stanley comme analyste financier en 1998. Puis chez McKinsey, avant de passer par LVMH et Carrefour. Ce n’est qu’en 2013 qu’il met un pied dans la mode, en prenant la tête du groupe Kidiliz, spécialiste du vêtement pour enfants. « Prendre les rênes du Printemps est un honneur sincère », déclare-t-il dans un communiqué, promettant d’écrire une nouvelle page « vive, humaine et portée par ce que notre époque rend possible ».

Mais le contexte est rude. Début avril, le Printemps a annoncé un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 229 postes sur 3.000 et la fermeture du magasin de Rennes. L’enseigne invoque un marché instable et une concurrence impitoyable, entre mode ultra-rapide et vêtements d’occasion. Le Covid a déjà fragilisé les grands magasins, et un plan de sauvegarde de l’emploi avait déjà supprimé plusieurs centaines de postes fin 2021, avec trois fermetures de sites. Fondé en 1865, le Printemps compte aujourd’hui 20 magasins en France, mais aussi à Doha et New York, ainsi qu’une plateforme en ligne avec près de 3.000 marques. Rémy Baume devra trouver comment faire respirer cette vieille dame au cœur d’un secteur qui change à toute vitesse.

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