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Un hiver hors normes en France, entre douceur extrême et précipitations records


Le bilan météorologique de l’hiver 2025-2026 révèle une saison exceptionnelle, caractérisée par une chaleur persistante et des épisodes pluvieux intenses ayant provoqué des crues majeures sur une grande partie du territoire.
Le mois de février dernier s’est inscrit comme l’un des plus chauds jamais enregistrés depuis le début des relevés. Les températures ont dépassé de manière significative les moyennes de saison, avec des pics supérieurs à vingt-cinq degrés dans le sud-ouest du pays en fin de période. Cette douceur généralisée, qui n’a connu aucun jour sous les normales, place ce mois au deuxième rang des mois de février les plus chauds depuis plus d’un siècle.
Cette anomalie thermique s’inscrit dans une tendance plus large. L’hiver dans son ensemble, de décembre à février, figure parmi les quatre plus doux jamais observés, prolongeant une série d’hivers anormalement cléments initiée en 2019. Le dernier trimestre de l’année 2025 avait déjà été marqué par une grande douceur, tandis que janvier était resté proche des moyennes, à l’exception d’une brève période plus froide en début de mois.
Parallèlement, les précipitations ont été particulièrement abondantes. L’hiver se classe ainsi parmi les plus arrosés, avec un surplus pluviométrique notable. Cette humidité exceptionnelle est liée à une succession de perturbations et de tempêtes qui se sont succédé sur le pays. Si de tels épisodes intenses ne sont pas sans précédent dans les archives météorologiques, leurs conséquences ont été accentuées par la saturation des sols.
La combinaison de ces fortes pluies et de terrains gorgés d’eau a entraîné des débordements de cours d’eau et des inondations importantes sur plusieurs bassins fluviaux. Le nombre de jours placés en vigilance de niveau élevé pour les crues a atteint un record depuis la mise en place de ce dispositif. En contrepartie, l’ensoleillement a été déficitaire sur l’ensemble de la saison, notamment au cours du mois de février.
Les scientifiques rappellent que la variabilité naturelle joue un rôle majeur dans la fréquence de ces événements pluvieux extrêmes sur une échelle de temps annuelle. Les données historiques ne montrent pas, à ce stade, de tendance nette à l’augmentation des précipitations hivernales à l’échelle nationale depuis le milieu du siècle dernier. En revanche, les modèles climatiques prévoient, pour les décennies à venir, une intensification des épisodes pluvieux lors des saisons humides, dans un contexte de réchauffement global.
La situation actuelle, bien que remarquable, n’offre pas de garantie pour la suite de l’année. La question d’un possible risque de sécheresse estivale reste entière et dépendra étroitement des conditions météorologiques des prochains mois.





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