Monde
Taïwan se prépare au pire lors d’une simulation d’invasion chinoise
Le scénario est celui d’une offensive militaire. Pendant 30 minutes, tout le pays a joué le jeu, jusqu’à ralentir Internet pour tester la réaction de la…


Le scénario est celui d’une offensive militaire. Pendant 30 minutes, tout le pays a joué le jeu, jusqu’à ralentir Internet pour tester la réaction de la population.
Jeudi, à 14h30 locales, les sirènes ont déchiré le ciel de Taipei. En quelques minutes, les rues animées se sont vidées. Les habitants se sont engouffrés dans les parkings souterrains, les stations de métro, les centres commerciaux et les halls de bureaux. La police a bloqué la circulation et les automobilistes ont dû se garer sur place. L’île entière vivait au rythme d’une attaque imaginaire venue de Chine.
Cet exercice s’inscrit dans les manœuvres annuelles Han Kuang. Pendant dix jours, l’armée taïwanaise répète des scénarios de combat avec des soldats d’active et des réservistes. L’objectif est de préparer les 23 millions d’habitants à une éventuelle invasion, alors que Pékin considère Taïwan comme une province et n’exclut pas d’employer la force pour la rattacher.
Nouveauté cette année, les autorités ont volontairement freiné l’Internet mobile pendant une demi-heure. Les appels vidéo et les flux en direct ont été perturbés, simulant une attaque aérienne sur les infrastructures de communication. Une première qui a surpris mais qui a aussi fait réfléchir. Ashley Hou, une étudiante de 23 ans, confie que l’expérience l’a amenée à penser aux proches qu’elle ne pourrait pas joindre en cas de vrai danger. Pour elle, c’est une façon de se demander comment réagir si l’urgence devenait réelle.
Jimmy Chu, 22 ans, était en retard au travail quand l’exercice a commencé. Incapable de répondre à son patron, il dit comprendre l’importance de ce test, même si sa matinée a été perturbée. Un commerçant de 62 ans, M. Hsu, va plus loin et souhaiterait que ces répétitions aient lieu plus souvent, tous les trois à six mois, pour sensibiliser une population habituée à la sécurité. Des experts estiment aussi essentiel de mettre à l’épreuve la résistance des réseaux civils.
Les exercices ne se limitent pas aux rues. Mercredi, la marine et les garde-côtes ont simulé un blocus chinois à l’est de l’île. Jeudi, des soignants se sont entraînés dans le parking souterrain d’un hôpital près de Taipei. Gary Chen, un salarié alité, a joué le rôle d’un patient grave pour apprendre à réagir. Lily Ku, infirmière de 30 ans, explique que cet entraînement leur apprend à descendre les lits au sous-sol et à simplifier leurs gestes en situation de crise, quand les ressources manquent.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 7 joursÀ Ceuta, des centaines d’enfants migrants dorment à la rue, livrés à tous les dangers



Faits DiversEn Ligne 1 jourLa Gironde suffoque face à un incendie qui atteint les portes de Bordeaux



SociétéEn Ligne 5 joursViolences sexuelles sur mineurs le chantier immense qui attend la justice



Faits DiversEn Ligne 6 joursPlainte pour emploi fictif à la RATP le maire de Saint-Denis dans le viseur de la justice



PlanèteEn Ligne 3 joursLe 12 août la Lune grignotera le Soleil en France voici comment bien en profiter



PolitiqueEn Ligne 4 joursLe vrai moteur de la campagne de Marine Le Pen, c’est son clan familial



SportsEn Ligne 5 joursPauline Ferrand-Prévot malade, la championne en titre quitte le Tour de France femmes



ÉconomieEn Ligne 5 joursAu Porge, les vacances sont restées dans les cendres








