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La Garonne poussée à son ultime niveau, du jamais-vu entre Pyrénées et Toulouse

Le fleuve a franchi un palier inédit après un été 2026 marqué par des records de chaleur et de sécheresse. Face à des réserves qui fondent, 136 communes…

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La Garonne poussée à son ultime niveau, du jamais-vu entre Pyrénées et Toulouse

Le fleuve a franchi un palier inédit après un été 2026 marqué par des records de chaleur et de sécheresse. Face à des réserves qui fondent, 136 communes basculent en situation de crise et les appels à réduire la consommation se multiplient.

C’est du jamais-vu sur la Garonne. Entre les Pyrénées et Toulouse, le fleuve a été hissé au quatrième et dernier palier d’alerte, celui de la crise. Deux semaines plus tôt à peine, il se trouvait un cran en dessous, en alerte renforcée. Un basculement express, provoqué par une sécheresse qui ne lâche plus la région depuis le début du mois de juin.

Le constat des autorités est sans appel. L’été 2026 restera comme une saison hors norme, avec un double record jamais observé, résume le secrétaire général de la préfecture de Haute-Garonne, Baptiste Mandard. Jamais il n’a fait aussi chaud, jamais il n’est tombé aussi peu de pluie. Sur ce fleuve, aucune portion n’avait même dû être placée en crise jusque-là. Le déficit de précipitations de septembre est frappant. Là où un début de mois apporte d’ordinaire une cinquantaine de millimètres d’eau, à peine huit ont été comptabilisés, et la tendance devrait se prolonger plusieurs semaines encore.

Conséquence directe, 136 communes sont désormais soumises à des restrictions renforcées, contre six seulement auparavant. Les zones concernées touchent notamment l’ouest de l’agglomération toulousaine. Autre difficulté de taille, les lâchers d’eau depuis les lacs de barrage des Pyrénées, qui soutenaient jusqu’ici le débit du fleuve, ne sont plus possibles. Les réserves s’amenuisent et rien de significatif n’est annoncé côté ciel avant la fin du mois.

Jean-Michel Fabre, qui préside l’établissement public en charge de la gestion des eaux du fleuve, martèle l’urgence. Chacun doit s’y mettre, prévient-il, sans quoi la région s’approchera de la limite. Voir l’eau potable manquer paraît encore improbable, mais le sujet s’invite pour la première fois à la table des discussions. Un plan de bataille existe, souligne-t-il, mais il faut accélérer, car le changement climatique, lui, avance plus vite.

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