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Les pompiers voient rouge après un été de flammes

Les syndicats de pompiers sont ressortis déçus et en colère de leur rendez-vous au ministère de l’Intérieur. Ils promettent une mobilisation à la fin du…

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Les pompiers voient rouge après un été de flammes

Les syndicats de pompiers sont ressortis déçus et en colère de leur rendez-vous au ministère de l’Intérieur. Ils promettent une mobilisation à la fin du mois, avec une manifestation à Paris le 29 septembre.

Les représentants de neuf syndicats de pompiers ont passé près de deux heures avec Laurent Nuñez, jeudi, en plein cœur d’un été frappé par la sécheresse et de graves incendies. À la sortie, le ton est donné par Xavier Boy, porte-parole de l’intersyndicale. Depuis des années, les interventions augmentent, les crises se multiplient, la société évolue, les risques aussi, mais les moyens restent figés. Un constat amer qui sonne comme un avertissement.

Les attentes sont pourtant précises. Les sapeurs-pompiers réclament 20 000 postes supplémentaires, un financement à la hauteur des défis actuels et l’ouverture de vraies négociations sur leurs conditions de travail. David Saquet, président de l’Unsa sapeurs-pompiers, ne cache pas son exaspération. Selon lui, les discours politiques ne passent plus dans les casernes. Il en appelle aux politiques avant que la situation ne dégénère. Une inquiétude d’autant plus vive que la colère s’organise. Une mobilisation doit démarrer le 26 septembre place de la République, avant une manifestation programmée le mardi 29.

Du côté du gouvernement, la réponse ne convainc pas. Laurent Nuñez a annoncé pour le 8 septembre la présentation d’un projet de loi sur la modernisation de la sécurité civile. Il a aussi mis en avant une hausse du budget de l’État, qui passerait à 879 millions d’euros en 2027, contre environ 450 millions en 2017. Mais impossible d’obtenir des engagements précis. Le ministre l’assume. Il refuse de s’avancer sur des chiffres, au nom de la libre administration des collectivités locales. Ces discussions ont déjà commencé et vont se poursuivre tout au long de l’automne, promet-il. De quoi nourrir la frustration des pompiers, qui attendent des actes concrets.

La tension est d’autant plus forte que le bilan de l’été est lourd. Quatre pompiers ont perdu la vie en mission. Plus de 120 000 hectares ont été parcourus par les flammes depuis le début de la saison, et les départs de feu restent quotidiens. Sur le terrain, l’écart se creuse entre les promesses et la réalité. La France compte 256 400 pompiers, dont environ 200 000 volontaires. Le reste se répartit entre professionnels et militaires. Autant de visages qui espèrent que cette colère ne restera pas sans réponse.

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