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Lyon cale enfin et Dumornay refuse de s’inquiéter

Quatre matchs, quatre démonstrations, puis un 0-0 contre Chelsea à domicile. Un accroc minuscule dans une saison qui ne fait que commencer, mais assez…

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Lyon cale enfin et Dumornay refuse de s'inquiéter

Quatre matchs, quatre démonstrations, puis un 0-0 contre Chelsea à domicile. Un accroc minuscule dans une saison qui ne fait que commencer, mais assez rare pour mériter qu’on s’y attarde.

Il y a des débuts de saison qui ressemblent à une promenade de santé. L’OL féminin avait écrasé Fleury 7-1, le Paris FC 7-1, Le Havre 8-1 et le Servette Genève 8-0. Quatre rencontres, quatre punitions, des adversaires qui repartaient avec le sentiment d’avoir croisé une autre catégorie. Puis Chelsea est venu au Groupama Stadium, et le rideau s’est brusquement baissé. Zéro but partout, un score vierge qui tranche tellement avec ce qui précédait qu’il en devient presque un événement en soi.

Pour mesurer la chose, il faut remonter loin. La dernière fois que Lyon avait été contrarié aussi tôt, c’était en 2019, lors d’un Trophée des champions arraché aux tirs au but face au PSG après un 1-1. Un cinquième match toutes compétitions confondues, déjà. Et si l’on se limite à un vrai match nul, sans l’excuse d’une séance de penalties, il faut gratter jusqu’en 2006, avec une défaite 0-1 contre Juvisy dès la deuxième journée. À cette époque, le club rhodanien ne jouait même pas encore la Coupe d’Europe. Autant dire que le contexte actuel n’a rien à voir, et que ce partage des points face aux Londoniennes résonne comme une anomalie dans une machine habituée à tout broyer.

Melchie Dumornay, elle, refuse de voir dans ce résultat de quoi tout remettre en cause. L’attaquante rappelle d’abord le parcours accompli jusque-là, estimant qu’un tel début de saison ne mérite pas d’être jeté à la poubelle. Elle se dit fière de son équipe et parle d’une belle prestation, malgré la frustration. Car Chelsea, selon elle, est arrivé avec un plan précis, une analyse fine du jeu lyonnais, et le match s’est joué sur des temps forts partagés, penchant tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Elle évoque aussi des occasions franches laissées en chemin, des situations où le ballon aurait pu finir au fond, et des tentatives adverses pour obtenir un penalty qui, heureusement, n’ont rien donné. Le regret, résume-t-elle, c’est de ne pas avoir marqué.

Rien de dramatique donc, et personne à Lyon ne parle de crise. Chaque faux pas des Lyonnaises surprend tellement qu’il finit par produire ce genre de statistiques, mais il ne dit rien de la suite. La suite, justement, s’écrit samedi au Groupama Stadium, avec la réception de Toulouse. Une équipe qui pourrait bien passer un quart d’heure compliqué. Et si la réaction ressemble à celles qui ont précédé ce 0-0, elle pourrait même en passer six.

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