Faits Divers
Incendie géant près d’Athènes, trois hommes écroués dont un maire
Un mégafeu a ravagé plus de 10 000 hectares aux portes d’Athènes. Trois personnes, dont un élu local, sont désormais en détention provisoire et risquent…


Un mégafeu a ravagé plus de 10 000 hectares aux portes d’Athènes. Trois personnes, dont un élu local, sont désormais en détention provisoire et risquent la prison.
Trois personnes ont été placées en détention provisoire. Parmi elles, le maire de Stylida, une commune située à 140 kilomètres au nord-ouest d’Athènes. Le propriétaire du parc éolien à l’origine du sinistre et le responsable technique d’une entreprise qui intervenait sur ce site ont également été écroués. Le maire est à la tête de cette société d’installation électrique. Les trois hommes sont poursuivis pour incendie volontaire en forêt et atteinte à des installations d’utilité publique. Ils encourent plus de dix ans de prison.
L’incendie a démarré le 31 juillet. Une étincelle sur des câbles électriques a enflammé des herbes sèches sous une ligne moyenne tension du parc éolien d’Agios Vassilios, un village balnéaire à 85 kilomètres de la capitale. Le propriétaire n’avait pas fait nettoyer la végétation autour des installations. Un feu s’était déjà déclaré sur cette même ligne le 27 juin. Les autorités ont suspendu temporairement le fonctionnement du parc. Il y a plus de dix ans, des habitants avaient tenté de faire annuler ce projet devant la justice, sans résultat.
Poussé par des rafales de 130 km/h, le brasier a traversé le mont Cithéron et menacé Athènes. En cinq jours, plus de 11 000 hectares de forêt, de maquis et d’oliveraies sont partis en fumée. Les experts parlent d’un mégafeu. L’énergie dégagée par les flammes est équivalente à six fois celle de la bombe d’Hiroshima. Plus de 120 bâtiments, dont de nombreuses maisons, ont été détruits ou endommagés. L’État a promis des aides au logement et des indemnisations aux sinistrés.
La Grèce vit un été noir. Des dizaines de feux frappent le pays depuis fin juillet, jusque sur les îles de Paros et de Crète. Cinq personnes ont perdu la vie, dont trois pompiers et deux membres d’équipage d’un hélicoptère. L’opposition socialiste dénonce un manque de prévention, en particulier le retard dans l’enfouissement des lignes électriques. Le Pasok affirme que la crise climatique ne peut pas servir d’alibi aux défaillances de l’État. Le pays reste en alerte maximale et plusieurs régions sont classées en risque très élevé d’incendie. Les chiffres donnent le tournis. Près de la moitié des forêts de l’Attique ont brûlé en dix ans à cause de grands incendies. Pour la partie ouest de la région, le taux grimpe à 64%.
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