Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Un éditorialiste de Valeurs actuelles débarque sur France Inter, les syndicats s’insurgent

Les syndicats de Radio France sont furieux contre l’arrivée de Charles Sapin sur l’antenne du dimanche. Ils dénoncent une nomination qui franchit une…

Article

le

Un éditorialiste de Valeurs actuelles débarque sur France Inter, les syndicats s'insurgent

Les syndicats de Radio France sont furieux contre l’arrivée de Charles Sapin sur l’antenne du dimanche. Ils dénoncent une nomination qui franchit une ligne rouge pour le service public.

La nouvelle est tombée et elle passe mal. Charles Sapin, tout juste promu directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, va officier comme éditorialiste politique le dimanche sur France Inter. Le SNJ-CGT ne mâche pas ses mots. Il évoque une ligne rouge inacceptable et accuse la direction de faire honte au groupe public. Le SNJ emboîte le pas et parle de stupéfaction dans toutes les rédactions.

Derrière cette colère, il y a un contexte tendu. Depuis des mois, Radio France est dans le viseur de certaines forces politiques qui l’accusent de favoriser la gauche. Une commission d’enquête parlementaire a même été lancée par l’UDR, le parti allié au RN. Dans le viseur des syndicats, Valeurs actuelles a participé à la campagne de dénigrement contre l’audiovisuel public. Pour eux, voir débarquer un de ses journalistes sur France Inter donne l’impression que le groupe public se couche. La direction de France Inter, elle, assume ce choix. Elle y voit une façon d’organiser la conversation entre toutes les opinions et défend le pluralisme comme une mission essentielle du service public, surtout en année présidentielle. Charles Sapin rejoindra un panel qui compte Anne Rosencher, Christian Chavagneux, Camille Vigogne Le Coat, Béatrice Mathieu et Leila Abboud.

Cette annonce ravive aussi une vieille polémique. Thomas Legrand, éditorialiste accusé il y a un an de connivence avec le Parti socialiste, a été écarté de l’antenne. Il affirme avoir été victime d’une campagne extérieure. La directrice de France Inter, Céline Pigalle, lui répond sans détour qu’il exige et réclame, mais que ce n’est pas comme ça qu’on obtient quelque chose d’elle. Chacun campe sur ses positions. Mais une question reste posée. Jusqu’où le service public doit-il aller pour garantir le pluralisme sans donner l’impression de céder aux pressions politiques ?

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus