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Kevin Warsh s’exprime à Jackson Hole, les marchés guettent le moindre indice

Le nouveau patron de la Réserve fédérale prononce son premier grand discours vendredi. Les investisseurs espèrent des signaux sur les taux, mais il ne…

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Kevin Warsh s'exprime à Jackson Hole, les marchés guettent le moindre indice

Le nouveau patron de la Réserve fédérale prononce son premier grand discours vendredi. Les investisseurs espèrent des signaux sur les taux, mais il ne compte peut-être pas en donner.

Vendredi, Kevin Warsh prend la parole à Jackson Hole. C’est une première pour le président de la Fed, désigné par Donald Trump avec une mission claire. Faire baisser le coût du crédit. Depuis son arrivée en mai, il a pourtant pris soin de ne rien dévoiler de ses intentions.

Les rencontres de Jackson Hole, dans le Wyoming, sont un rendez-vous incontournable pour les banquiers centraux. Cette année, l’attention est encore plus forte. Le nouveau chef de l’institution a annoncé des groupes de travail pour repenser son fonctionnement, sa réflexion et sa communication. Mais sur la trajectoire des taux, silence radio. Les marchés, habitués aux petits signaux, restent sur leur faim.

Ce mutisme commence à agacer. Art Hogan, de B. Riley Wealth Management, résume le sentiment général. Les investisseurs ont été déçus, dit-il, car Kevin Warsh n’a pas précisé quelles conditions le feraient bouger. Il n’a pas non plus détaillé sa stratégie face à l’inflation. Le marché voudrait en savoir plus.

Mais au sein même de la Fed, certains veulent passer à l’action. Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, a lancé un appel clair depuis Jackson Hole. « Je pense qu’il est maintenant temps d’agir », a-t-elle déclaré. L’inflation dépasse toujours l’objectif de 2%, avec un taux de 3,7% en juillet. La remontée des prix de l’énergie et les tensions au Moyen-Orient ravivent les craintes.

Reste à savoir si Kevin Warsh suivra ce conseil. Pour Ryan Yaros, d’Oxford Economics, le patron de la Fed semble s’en tenir à une stratégie de communication minimaliste. « Moins c’est mieux », résume-t-il. La prochaine réunion de la banque centrale est prévue à la mi-septembre. Les taux, eux, n’ont pas bougé depuis décembre 2025. Le discours de vendredi pourrait bien ne pas changer la donne.

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