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Canicules et sécheresse, un plan de sauvetage pour les exploitations agricoles

Les récoltes s’effondrent et les éleveurs s’inquiètent pour l’hiver. Le gouvernement annonce des aides financières et des règles assouplies pour relancer…

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Canicules et sécheresse, un plan de sauvetage pour les exploitations agricoles

Les récoltes s’effondrent et les éleveurs s’inquiètent pour l’hiver. Le gouvernement annonce des aides financières et des règles assouplies pour relancer la production dès l’an prochain.

Moissons en berne, prairies grillées, bêtes à nourrir. L’agriculture française vit un été très dur et l’exécutif vient de poser les grandes lignes d’une réponse. La ministre de l’Agriculture a confirmé vendredi qu’un plan d’accompagnement serait dévoilé le 3 septembre. Son but est double. D’abord aider les agriculteurs qui souffrent le plus, ensuite permettre à la production de redémarrer l’an prochain. Il faudra acheter des semis, des plants, des engrais et garantir la continuité des exploitations.

Il s’agit avant tout de renflouer la trésorerie des fermes les plus fragiles ou menacées. Une attention particulière sera portée aux jeunes agriculteurs qui viennent de s’installer et qui ont contracté des emprunts. Le montant des aides n’est pas encore fixé. L’évaluation se poursuit à partir des remontées des préfets, qui ont fait le point région par région et filière par filière. Le principal syndicat agricole, la FNSEA, évoquait de son côté des besoins de plusieurs milliards d’euros.

L’état des lieux est lourd. Dans plus de la moitié des régions, plus de 20% des exploitations rencontrent des difficultés. Environ 65% du territoire connaît une sécheresse qui ne survient normalement qu’une fois tous les 25 ans. Les prévisions de production chutent dans presque toutes les filières, avec notamment -34% pour le maïs grain et jusqu’à -50% pour certains légumes comme les poireaux, l’ail, les oignons ou les haricots. Le fourrage est aussi très touché, avec une baisse de 50% dans la moitié des prairies. Certains éleveurs ont déjà dû entamer le foin stocké pour l’hiver et redoutent de ne pas pouvoir nourrir leurs bêtes.

Cette situation pèse même sur l’économie du pays. Le ministre de l’Économie a lié la révision à la baisse de la croissance des deux premiers trimestres à cet été désastreux. La production du premier trimestre passe à -0,2% et celle du deuxième à 0%, au lieu des chiffres initialement annoncés. Selon lui, les récoltes seront extrêmement difficiles dans plusieurs secteurs et régions, et cela devrait aussi peser sur le troisième trimestre.

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