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Un droit fondamental pour un environnement sain selon Marine Tondelier

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La cheffe des Écologistes a dévoilé samedi un ensemble de propositions visant à intégrer la santé environnementale au cœur de l’action publique. Elle veut faire de l’espérance de vie en bonne santé le nouveau référentiel des politiques nationales.

Marine Tondelier a présenté un livret de mesures qui repose sur l’approche globale One Health, liant santé humaine, animale et environnementale. La candidate à la présidentielle de 2027 défend une sécurité à 360 degrés, qui inclut la capacité à vivre dans un environnement qui ne rend pas malade. Elle propose notamment un nouveau pacte agricole entre l’État et les agriculteurs, prévoyant une sortie progressive des pesticides de synthèse et des engrais azotés d’ici 2050, ainsi qu’un fonds de transition pour accompagner les exploitants vers l’agroécologie.

Pour lutter contre la malbouffe, elle souhaite interdire les aliments ultratransformés dans les cantines scolaires et la publicité télévisée pour les produits trop sucrés ou trop salés avant 21 heures. Elle prévoit aussi de bannir les perturbateurs endocriniens, les substances cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques, ainsi que les polluants éternels (PFAS) dans l’alimentation, les textiles, les protections hygiéniques et les cosmétiques.

La secrétaire nationale des Écologistes propose également de garantir un accès à la nature grâce à une stratégie baptisée 300/30/3. Chaque citoyen devrait pouvoir rejoindre un espace vert à moins de 300 mètres de son domicile, 30 % du territoire urbain devrait être couvert de feuillage en été, et chaque habitant devrait voir au moins trois arbres depuis chez lui. Elle veut aussi créer une TVA verte, instaurer un fonds national d’indemnisation et de dépollution financé par les industries les plus polluantes, et appliquer systématiquement le principe pollueur-payeur.

Marine Tondelier prévoit de généraliser les régies publiques de l’eau et de favoriser le temps passé à l’extérieur, notamment en développant l’école dehors. Elle avait déjà proposé début mai l’instauration d’un congé payé climatique de cinq jours par an pour faire face aux vagues de chaleur.

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